«Le laxisme du gouvernement semble avoir encouragé la violence contre les Palestiniens», a affirmé Saëb Erakat, ministre des Collectivités locales.
M. Erakat, également négociateur palestinien en chef avec Israël, a affirmé avoir adressé des lettres de protestation au premier ministre israélien Benjamin Netanyahu au sujet de deux récents incidents, au cours desquels des Palestiniens ont été victimes de tirs de soldats israéliens, contre lesquels aucune sanction n’a été prise.
Un tribunal israélien avait accordé un non-lieu à un soldat ayant blessé début janvier six personnes, en tirant sur la foule dans un marché populaire de la ville de Hébron en Cisjordanie.
Le tribunal a estimé que le soldat, Noam Friedman, souffrait de schizophrénie et devrait être soigné dans un hôpital psychiatrique.
«S’il avait des problèmes psychologiques, pourquoi Friedman a-t-il été enrôlé dans l’armée?», s’est interrogé M. Erakat, selon lequel «le soldat devrait être sanctionné».
Friedman avait exprimé ses regrets de n’avoir «tué aucun Arabe», affirmant aux psychiatres avoir été mandaté d’une «mission divine». Il a été hospitalisé et une enquête a été ouverte pour clarifier les conditions de son enrôlement.
Dans un second cas évoqué par M. Erakat, aucune accusation n’a été portée contre des soldats israéliens ayant tué un Palestinien et blessé trois autres, la semaine dernière dans le village de Hizmeh en Cisjordanie.
Les tirs israéliens ont eu lieu au cours d’une éruption de violence à la suite de l’entrée à Hizmeh de soldats israéliens en vue d’interroger un jeune habitant de 21 ans qu’ils suspectaient. Le Palestinien tué est le beau-père du jeune suspect.

