La manifestation, à laquelle avaient pris part quelque 5.000 personnes, parmi lesquelles des skinheads et des néonazis, s’est déroulée sans incident notable dans le centre de la capitale bavaroise, selon la police, qui avait fait état de 3.000 manifestants.
Toutefois, dès que les manifestants ont atteint la Marienplatz, déjà occupée par des contre-manifestants de gauche et d’extrême-gauche, les forces de l’ordre se sont interposées. Des manifestants d’extrême-gauche ont alors tenté de franchir les cordons de police et des œufs et des cannettes ont volé au-dessus des forces de l’ordre.
La police a interpellé 45 personnes, dont 40 extrémistes de droite et cinq contre-manifestants. Les extrémistes de droite interpellés portaient pour certains des insignes nazis — interdits en Allemagne — ou des objets tels que barres de fer ou bombes lacrymogènes. Une mine et des détonateurs ont même été découverts en possession de l’un d’entre eux, a précisé la police.
Les forces de l’ordre ont contrôlé chacune des personnes désirant participer à la manifestation. Les manifestants d’extrême-droite venaient de toute l’Allemagne. Certains ont entonné des chants nationalistes allemands et brandi des drapeaux du NPD.
Un porte-parole du NPD s’est félicité du succès de la manifestation, le plus important, selon lui, depuis les années 80.
En même temps, plusieurs milliers de personnes avaient participé à des contre-manifestations organisées également à Munich contre le rassemblement du NPD, par le mouvement Alliance antifasciste, le parti social-démocrate (SPD) les Verts et la Confédération des syndicats allemands (DGB).
Le Parti national-démocrate d’Allemagne (NPD) et d’autres formations d’extrême-droite avaient appelé à manifester, qualifiant l’exposition consacrée à la Wehrmacht de «honteuse» et «anti-germanique» sur les réseaux électroniques des extrémistes.
Inaugurée lundi à la mairie de Munich, bastion du SPD, l’exposition brise le mythe d’une Wehrmacht (armée allemande) aux mains propres durant la Seconde Guerre mondiale (à la différence des SS et Waffen-SS).
Avant même le rassemblement de l’extrême-droite, les policiers, déployés par centaines pour prévenir des troubles prévisibles, avaient interpellé 14 extrémistes porteurs notamment d’emblèmes nazis et ont découvert sur l’un d’eux une mine et des détonateurs, ont rapporté les forces de l’ordre.


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