Les prêtres pourront accorder l’absolution aux couples utilisant une contraception si celle-ci a été pratiquée sans avoir conscience d’avoir ainsi péché, selon ce document envoyé par le Conseil pontifical de la famille à tous les prêtres.
Cette situation concerne de nombreuses personnes et en particulier dans les pays en voie de développement.
«Il est préférable de laisser les pénitents de bonne foi dans leur erreur due à une ignorance subjectivement invincible quand on prévoit que le pénitent ne modifierait pas sa conduite ou bien même continuerait à pécher consciemment cette fois-ci», conseille le Conseil pontifical.
Ce document, intitulé «Vademecum pour les confesseurs sur quelques thèmes de morale attenant à la vie conjugale» et daté du 12 février, indique que les confesseurs pourront également accorder l’absolution à ceux qui auront pratiqué la contraception tout en sachant que c’était un péché, mais qui s’en sont repentis.
Il est en particulier conseillé aux confesseurs de ne pas poser de «questions directes et concrètes sur le thème de la procréation responsable et en général sur la chasteté» et d’observer toujours «prudence et discrétion».
Le document réaffirme avec force que pour l’Eglise le comportement de ceux «qui rendent intentionnellement infécond un acte conjugal» relève d’une «malice intrinsèque».
En revanche, le conseil rappelle que l’Eglise reconnaît le droit aux couples d’espacer les naissances en ayant recours à la chasteté ou à une contraception «naturelle», c’est-à-dire en situant les rapports sexuels pendant les périodes de non-fécondité de la femme.
Enfin, l’avortement est à nouveau comparé à un «homicide». Cependant, le document indique que dans certains cas tenant compte de précises normes canoniques, le pécheur peut être absous si «le repentir est sincère».

