«Chaque fois qu’on dit que le déficit sera négligeable ou sera éliminé, on trouve que la situation n’a pas changé à la fin de l’année, le gouvernement n’arrivant pas à freiner ses dépenses», a indiqué un banquier séoudien.
«Compte tenu de la façon avec laquelle les Séoudiens ont dépensé lors des dernières années, je crois que le fossé entre les revenus et les dépenses se maintiendra à l’avenir. Les Séoudiens semblent incapables d’arrêter leurs dépenses liées à la défense», a-t-il dit.
Les économistes avaient prévu l’élimination du déficit de leur budget vers la fin 1996 en raison de la hausse du cours du brut, mais la réduction n’a été que de l’ordre de 400 millions de dollars.
Le déficit du budget 1997, annoncé en janvier, a été établi à près de 4,5 milliards de dollars. Pourtant les dirigeants séoudiens prévoient un budget équilibré en l’an 2000.
Toujours selon des banquiers, le niveau des dépenses liées à la défense a été maintenu en 1996 et 1997 et représente près de 32% du total des dépenses séoudiennes.
Depuis l’invasion irakienne du Koweit en 1990, les dépenses séoudiennes dans le domaine de la défense ont augmenté, Ryad ayant décidé de renforcer ses capacités militaires, en hommes et en équipement.
«Je ne vois pas un prochain relâchement dans les dépenses. Le problème est que le royaume est confronté à une lourde facture d’achat d’armements, doublée par l’accroissement des obligations en matière de sécurité interne, à la suite de deux attentats» anti-américains, selon le banquier.
En plus des dépenses sur la sécurité, Ryad devra payer une importante facture pour l’achat d’armements. Des contrats sont en discussion depuis deux ans par le royaume pour acquérir entre 150 et 300 chars et quelque 100 avions de combat.
Selon des experts industriels, cité par Gulf business magazine, basé à Dubai, le contrat d’achat de chars s’éléverait à 1,5 milliard de dollars, alors que celui des chasseurs atteindrait 4 à 5 milliards USD.


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