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Actualités - Chronologie

Plaidoyer de Donald Tsang pour le modèle économique de Hong Kong

HONG KONG, 27 Février (AFP). — L’économie de Hong Kong se portera très bien en 1997 et la meilleure attitude pour le gouvernement sera de continuer à s’en mêler le moins possible, a affirmé jeudi le secrétaire aux Finances, Donald Tsang, en présentant les hypothèses économiques du budget 1997-98.
M. Tsang, qui conservera le même poste dans le gouvernement de la Région administrative spéciale (RAS) après le 1er juillet, a bâti le budget qu’il présentera officiellement le 12 mars sur une reprise de la croissance, qui devrait atteindre 5,5% (contre 4,7% en 1996 comme en 1995), tirée par la consommation des ménages et l’investissement privé.
«Pour sa part, a-t-il rappelé, le gouvernement apporte une contribution vitale mais délibérément limitée au succès économique de Hong Kong».
Selon lui, c’est «parce qu’il a toujours été clair entre le gouvernement et le secteur privé que les décisions concernant leurs affaires sont prises par les entrepreneurs et les investisseurs, que Hong Kong a bénéficié d’une expansion économique record: 35 années de croissance ininterrompue du PNB».
«Les forces du marché, pas le budget annuel, déterminent la performance économique de Hong Kong», a insisté le secrétaire aux Finances, qui avait marqué publiquement ses distances par rapport aux tentations interventionnistes dans la vie économique prêtées au futur chef de l’exécutif de la RAS, Tung Chee hwa.
M. Tsang a rappelé qu’en 1995 le gouvernement de Hong Kong a résisté aux appels à «stimuler» une activité alors fléchissante, s’en tenant «à ses principes traditionnels qui consistent à récompenser l’esprit d’entreprise et à encourager l’innovation» par «un niveau de taxation plus réduit que chez nos concurrents de la région Asie» et «par le plus bas niveau au monde de réglementation dans le commerce et l’investissement».
Le seul point noir est l’inflation, qui devrait progresser de 6% en 1996 à 7% en 1997, pratiquement deux fois la moyenne mondiale.
«Nous continuerons notre bataille pour contenir l’inflation en réduisant les coûts et en améliorant la productivité», a dit M. Tsang.
La politique budgétaire de Hong Kong interdit à la dépense publique de croître plus vite que l’économie et de fait, le gouvernement de Hong Kong est un des rares au monde à dégager régulièrement un excédent budgétaire.
Selon le cabinet d’experts - comptables Price Waterhouse, le surplus pour l’année fiscale 1996-97 serait de 20 milliards de dollars Hong Kong (un USD vaut 7,8 HKD), douze fois la projection initiale, et Hong Kong aurait au 31 mars prochain plus de 310 mds de réserves, en comptant celles accumulées dans le Fonds foncier pour le gouvernement de la RAS.
Désormais une économie de services, qui comptent pour 80% du PNB, Hong Kong connaît des pressions inflationnistes dues à une très forte demande de terrains, de logements ou bureaux et de main-d’œuvre qualifiée.
«La seule arme du gouvernement pour réduire l’inflation est d’agir sur l’offre, en particulier celle de terrains, et sur la formation des hommes,», a expliqué jeudi l’économiste du gouvernement K.Y. Tang.
Dans une année qui «apporte des défis et des soucis particuliers», le message de Donald Tsang est que «Hong Kong commence sa vie de Région administrative spéciale en bonne santé économique, avec toutes les chances de rester le meilleur endroit de la région pour faire des affaires».
HONG KONG, 27 Février (AFP). — L’économie de Hong Kong se portera très bien en 1997 et la meilleure attitude pour le gouvernement sera de continuer à s’en mêler le moins possible, a affirmé jeudi le secrétaire aux Finances, Donald Tsang, en présentant les hypothèses économiques du budget 1997-98.M. Tsang, qui conservera le même poste dans le gouvernement de la Région administrative spéciale (RAS) après le 1er juillet, a bâti le budget qu’il présentera officiellement le 12 mars sur une reprise de la croissance, qui devrait atteindre 5,5% (contre 4,7% en 1996 comme en 1995), tirée par la consommation des ménages et l’investissement privé.«Pour sa part, a-t-il rappelé, le gouvernement apporte une contribution vitale mais délibérément limitée au succès économique de Hong Kong».Selon lui, c’est «parce...