L’équipe de l’institut Roslin d’Edimbourg, dont la découverte est rapportée dimanche par The Observer, était déjà parvenue en mars dernier à produire des clones à partir de cellules d’embryons de moutons cultivées en laboratoire.
Cette fois, ils ont prélevé une cellule sur la mamelle d’une brebis, l’ont adjointe à un ovule et artificiellement inséminé une autre brebis.
Le résultat est Dolly, sept mois, en tous points génétiquement semblable à la brebis sur laquelle avait été prélevée la cellule.
Le clonage d’un animal adulte était jusqu’à présent considéré comme impossible, en raison de la complexité d’un corps adulte par rapport à l’organisme simple d’un embryon.
La découverte, a expliqué le docteur Ian Wilmut, pourra permettre d’observer le développement de maladies génétiques et de tester des remèdes, grâce à la reproduction en laboratoire d’un nombre illimité d’exemplaires simitaires d’un même organisme.
Elle pourrait également permettre à des éleveurs de reproduire des animaux particulièrement performants.
Selon le généticien Patrick Dixon, «il s’agit d’un événement historique». Mais le docteur Dixon a immédiatement appelé à la vigilance car le découverte pourrait fort bien s’appliquer aux humains.
L’équipe écossaise ne l’a pas nié, et a précisé que tous les détails de la technologie mise en œuvre avaient été transmis aux spécialistes d’éthique de l’autorité en matière d’embryologie humaine.
«Nous sommes conscients du potentiel de mauvaise utilisation», a ajouté le docteur Wilmut, qui a dit que son équipe ne «voyait pas de raison clinique» et estimait «éthiquement inacceptable» de procéder à des clonages d’humains adultes


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