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Actualités - Chronologie

Londres souhaite 100% de continuité à Hong Kong (photo)

HONG KONG, 17 Février (AFP). — Le secrétaire au Foreign Office Malcolm Rifkind a souhaité «100% de continuité» dans le gouvernement de Hong Kong, tout en ignorant la demande de son interlocuteur de faciliter le travail de l’assemblée législative provisoire mise en place par Pékin.
M. Rifkind a fait cette déclaration à l’issue d’un entretien avec le futur patron de Hong Kong Tung Chee-hwa.
Après une rencontre infructueuse, vendredi à Singapour, avec son homologue chinois Qian Quichen, M. Rifkind a profité de son bref séjour dans le territoire pour réaffirmer «l’engagement moral» de la Grande-Bretagne au côté de Hong Kong, jusqu’au 1er juillet et après la rétrocession à la Chine.
L’entretien entre M. Rifkind et le chef de l’exécutif de la future Région administrative spéciale (RAS) de Hong Kong, avait été avancé pour permettre à M. Rifkind de rentrer à Londres à temps pour prendre part aux Communes à un vote crucial pour l’avenir du gouvernement Major.
«Nous souhaitons 100% de continuité» dans le gouvernement de Hong Kong et «nous réagirons à la lumière de ce qui sera annoncé», a indiqué M. Rifking, alors que M. Tung confirmait qu’il publierait sous 48 heures la liste des «secrétaires».
Avant de nommer ces fonctionnaires qui formeront le nouvel exécutif de Hong Kong après la rétrocession. M. Tung a précisé qu’il pourrait se rendre à Pékin.

Des obstacles

Jusqu’à présent seule Anson Chan, bras droit du dernier gouverneur britannique Chris Patten, a accepté de conserver le poste de numéro deux après le 1er juillet. Le sort qui sera réservé à des hauts fonctionnaires, jugés compétents et intègres, ayant servi le gouvernement colonial est considéré comme un autre test de l’autonomie de Hong Kong après la rétrocession.
Cela d’autant plus que la Chine est accusée, par la Grande-Bretagne et d’autres démocraties occidentales, d’avoir modifié unilatéralement les conditions de la transition en remplaçant le Conseil législatif (Legco), élu démocratiquement en 1995, par une assemblée provisoire sélectionnée par ses soins.
Au cours de sa rencontre avec M. Rifkind, M. Tung a demandé que le gouvernement colonial facilite de travail de cette assemblée, mais le ministre britannique a fait la sourde oreille.
«L’existence de cette assemblée est un obstacle à la transition harmonieuse que nous souhaitons tous», a ensuite indiqué M. Rifkind à la presse.
Londres considère que le renvoi du Legco constitue une violation de la déclaration commune sinobritannique de 1984 et de la loi fondamentale, constitution de la future RAS.
L’hostilité déclarée de M. Patten contrait l’assemblée provisoire à tenir ses sessions mensuelles à Shenzhen, en territoire chinois, et la prive de tout financement et de presque tout appui logistique de la part du gouvernement de Hong Kong.
Selon M. Rifkind, M. Tung a affirmé qu’il n’était en aucune manière sous l’influence de Pékin. «Je n’ai aucune raison d’en douteur», a dit M. Rifkind, en relevant «que ses opinions sur des sujets controversés ont été très proches de celles» de Pékin.
«Il serait dans son intérêt de manifester clairement ses différences d’opinion avec les autorités chinoises, de sorte que l’on apprécie bien son indépendance», a ajouté M. Rifkind.
M. Tung, un riche armateur choisi par Pékin, a appuyé la mise en place de l’assemblée provisoire comme la décision inspirée par la Chine de remettre en cause certaines lois garantissant le plein exercice des libertés fondamentales à Hong Kong.
HONG KONG, 17 Février (AFP). — Le secrétaire au Foreign Office Malcolm Rifkind a souhaité «100% de continuité» dans le gouvernement de Hong Kong, tout en ignorant la demande de son interlocuteur de faciliter le travail de l’assemblée législative provisoire mise en place par Pékin.M. Rifkind a fait cette déclaration à l’issue d’un entretien avec le futur patron de Hong Kong Tung Chee-hwa.Après une rencontre infructueuse, vendredi à Singapour, avec son homologue chinois Qian Quichen, M. Rifkind a profité de son bref séjour dans le territoire pour réaffirmer «l’engagement moral» de la Grande-Bretagne au côté de Hong Kong, jusqu’au 1er juillet et après la rétrocession à la Chine.L’entretien entre M. Rifkind et le chef de l’exécutif de la future Région administrative spéciale (RAS) de Hong Kong, avait...