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Actualités - Chronologie

La mobilisation des artistes contre le projet de loi sur l'immigration s'amplifie

PARIS, 16 Février (AFP), — Le mouvement de protestation contre le projet de loi du ministre de l’Intérieur français Jean-Louis Debré s’amplifiait alors que 402 comédiens de théâtre, cinéma et télévision français ont signé l’appel à la désobéissance civile aux lois sur l’immigration irrégulière lancé par 59 réalisateurs.
Dans cet appel, les signataires protestent contre une disposition du projet de loi, qui sera examiné en seconde lecture le 25 février à l’Assemblée nationale, qui oblige l’hébergeant d’un visiteur étranger détenteur d’un visa de déclarer aux autorités son départ juste après son séjour, et non plus seulement à l’arrivée.
Comme les autres protestataires contre le projet de loi Debré sur l’immigration irrégulière, les 402 comédiens appellent «nos concitoyens à désobéir pour ne pas se soumettre à des lois inhumaines» et à refuser «que nos libertés se voient ainsi restreintes».
La liste complète des signataires est publiée dans le «Journal du dimanche». On y trouve notamment les signatures de Catherine Deneuve, Jeanne Moreau, Francis Huster, Pierre Arditi, Fabrice Luchini, Daniel Auteuil, Patrick Bruel, Alain Souchon, Miou-Miou et Jean-Louis Trintignant.
Cette mobilisation tous azimuts des artistes a débuté quelques jours après l’élection de la candidate Front national Catherine Mégret à la mairie de Vitrolles (Bouches-du-Rhône) qui a relancé le débat sur la lutte contre le parti d’extrême-droite qui contrôle désormais quatre villes en France, et sur les thèmes de l’immigration et de la culture.
Entre 2.000 et 3.000 personnes, dont de nombreux artistes, ont manifesté jeudi à Toulon (Var) leur soutien au Théâtre national de la danse et de l’image (TNDI) de Châteauvallon menacé de fermeture et devenu le symbole de la contestation anti-Front national. Après en avoir licencié le directeur Gérard Paquet, le maire Front national de Toulon Jean-Marie le Chevallier veut obtenir la dissolution de M. Le Chevallier.
Face à une campagne de protestation qui fait tache d’huile, le ministre français de l’Intérieur Jean-Louis Debré a dénoncé «l’amalgame tenté par certains entre l’affaire de Châteauvallon» et son projet de loi sur l’immigration clandestine.
Dans une déclaration que publie le «Journal du dimanche», le ministre de l’Intérieur se demande si «ceux qui appellent à la désobéissance civile ont exactement mesuré ce que représentait ce mot d’ordre repris par d’autres et notamment par ceux qu’ils combattent».
Pour le ministre, «le deuxième rapprochement inacceptable vise à confondre l’effort de lutte contre l’immigration illégale et je ne sais quelle volonté de supprimer tout flux migratoire. J’ai dit et répété, ajoute-t-il, combien la France en avait besoin pour son rayonnement culturel, pour son développement économique et social et pour respecter ses traditions d’accueil et de fraternité».
Concernant le «certificat d’hébergement» autour duquel, pour le ministre, «le débat tourne pour l’essentiel», «rien dans cette loi ne gênera les étrangers en situation légale et rien ne gênera ceux qui les hébergent». «Pourquoi dont tant d’accusations et pourquoi ces allusions indécentes et injurieuses qui évoquent une des époques les plus noires de notre Histoire: celle de l’occupation?» déclare M. Debré.
Le ministre de l’Intérieur affirme aussi que «contrairement à ce qui a été dit, aucun fichier d’hébergeants n’est prévu et si des mairies souhaitaient s’engager dans cette voie, elles resteraient impérativement soumises à un accord de la CNIL», la Commission nationale informatique et de liberté.
Enfin, Jean-Louis Debré rappelle que «la France a accueilli sur son sol, dans le respect de la loi, plus de 120.000 personnes en 1995. Mais elle doit aussi se donner les moyens de faire partir ceux qui, ne respectant pas notre droit, constituent un grand obstacle à l’intégration des autres».
PARIS, 16 Février (AFP), — Le mouvement de protestation contre le projet de loi du ministre de l’Intérieur français Jean-Louis Debré s’amplifiait alors que 402 comédiens de théâtre, cinéma et télévision français ont signé l’appel à la désobéissance civile aux lois sur l’immigration irrégulière lancé par 59 réalisateurs.Dans cet appel, les signataires protestent contre une disposition du projet de loi, qui sera examiné en seconde lecture le 25 février à l’Assemblée nationale, qui oblige l’hébergeant d’un visiteur étranger détenteur d’un visa de déclarer aux autorités son départ juste après son séjour, et non plus seulement à l’arrivée.Comme les autres protestataires contre le projet de loi Debré sur l’immigration irrégulière, les 402 comédiens appellent «nos concitoyens à...