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Actualités - Chronologie

La banque d'Espagne gèle ses taux pour la Peseta

MADRID, 14 Février (Reuter). — L’inquiétude suscitée par l’affaiblissement de la peseta a amené la Banque d’Espagne à renoncer vendredi à baisser son taux directeur, en dépit d’un chômage toujours élevé, estiment des économistes.
L’annonce jeudi d’un ralentissement du taux d’inflation à 2,9% en janvier, contre 3,2% en décembre et 3,0% attendu en moyenne, avait laissé espérer une baisse de taux lors de l’appel d’offres régulier de vendredi, comme ce fut le cas le 16 janvier au lendemain de la publication des chiffres de l’inflation de décembre.
La Banque d’Espagne, qui avait alors abaissé son taux directeur d’un quart de point à 6,00%, a cette fois opté pour le statu quo.
«La prudence de la Banque centrale s’explique par le taux de change. Pour ce qui est de l’inflation, elle a une bonne marge de manœuvre pour baisser les taux», estime Juan Antonio Mielgo, de Bank of America.
Après des mois de vigueur, la peseta a été ébranlée depuis le début de l’année par des doutes émis dans d’autres pays européens quant à la participation de Madrid à l’Union économique et monétaire (UEM) en 1999.
Alors qu’elle avait vendu sa devise pendant des mois l’année dernière pour endiguer sa progression, la Banque centrale est revenue sur le marché cette fois pour la soutenir. Des cambistes ont encore décelé une intervention vendredi, au niveau de 84,74/75 pour un mark.

Taux de chômage de 21,78%

Depuis le début 1997, la peseta a atteint des extrêmes de 83,27 et de 85,20 contre mark.
«La devise espagnole a eu une volatilité excessive», constate Craig Schute, de Bear Stearns à Londres. «Cela va préoccuper la Banque d’Espagne».
«Peut-être que la peseta a été le seul facteur à empêcher une baisse de taux», dit un autre économiste à Madrid.
Le résultat de l’appel d’offres de vendredi a coïncidé avec l’annonce, par l’Institut national de la statistique (INE), d’un taux de chômage de 21,78% au quatrième trimestre 1996 contre 21,90% — soit à peu près le double de la moyenne européenne.
La réduction du chômage doit passer par des baisses de taux susceptibles de relancer l’activité, mais aussi par des réformes structurelles pour rendre le marché du travail plus souple, estiment les économistes.
MADRID, 14 Février (Reuter). — L’inquiétude suscitée par l’affaiblissement de la peseta a amené la Banque d’Espagne à renoncer vendredi à baisser son taux directeur, en dépit d’un chômage toujours élevé, estiment des économistes.L’annonce jeudi d’un ralentissement du taux d’inflation à 2,9% en janvier, contre 3,2% en décembre et 3,0% attendu en moyenne, avait laissé espérer une baisse de taux lors de l’appel d’offres régulier de vendredi, comme ce fut le cas le 16 janvier au lendemain de la publication des chiffres de l’inflation de décembre.La Banque d’Espagne, qui avait alors abaissé son taux directeur d’un quart de point à 6,00%, a cette fois opté pour le statu quo.«La prudence de la Banque centrale s’explique par le taux de change. Pour ce qui est de l’inflation, elle a une bonne...