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Actualités - Chronologie

Force d'Elite à Charjah contre le harcèlement sexuel

ABOU DHABI, 14 Février (AFP). — Quand Ahmad, un adolescent émirati, a vu la belle blonde en jeans moulants dans un centre commercial de Charjah, aux Emirats arabes unis, il n’a pu résister à la tentation de la suivre.
La jeune fille l’a superbement ignoré. Ne voulant pas s’avouer vaincu, il a sorti de sa poche un petit papier portant son numéro de téléphone, tentant de le lui donner.
«Deux hommes sont alors sortis de nulle part, l’ont agrippé par la chemise et l’ont emmené», raconte Adel, un ami du jeune homme âgé de 22 ans.
Ahmad n’est qu’un des nombreux jeunes gens arrêtés par une unité spéciale de la police, mise sur pied pour prévenir le harcèlement sexuel.
La brigade Charjah pour la protection des mœurs, la première du genre aux Emirats, a été créée il y a deux ans à la suite de plaintes contre l’accroissement des cas de harcèlement des femmes dans les marchés et autres lieux publics de cet émirat conservateur.
Selon des chiffres publiés pour la première fois cette semaine par la police, quelque 200 jeunes gens, des adolescents arabes pour la plupart, ont été arrêtés récemment pour harcèlement, dont plus de 20 au cours du mois de Ramadan qui a pris fin vendredi dernier.
En civil pour se fondre dans la foule, les 250 agents de la brigade spéciale, dont un petit nombre de femmes, se déploient chaque jour dans les lieux publics pour faire la chasse aux Roméos trop insistants, arpentant les centres commerciaux et les parcs en particulier.
Ceux qui sont pris en flagrant délit sont emprisonnés pendant deux jours. S’ils récidivent, la peine est doublée, ils payent en outre une amende et leurs voitures sont saisies pour au moins un mois.
«Cette brigade est une force d’élite, dont les membres sont bien entraînés», affirme un sergent qui en fait partie.
«Nous ratissons chaque jour tout l’émirat en déployant des agents et en faisant circuler des patrouilles. Nous sommes devenus un moyen efficace pour protéger les femmes, et nos statistiques prouvent que les cas de harcèlement ont diminué», ajoute-t-il.
«Nous n’avons pas l’intention de faire peur aux gens», dit un membre de la brigade. «Nous voulons uniquement que les jeunes respectent les traditions et les règles de comportement en public».
Charjah est l’un des membres les plus conservateurs de la fédération des Emirats arabes unis. L’alcool y est strictement interdit, la «charia» (loi islamique) rigoureusement appliquée et les autorités mettent en garde les étrangères contre toute tenue indécente sur les plages et dans les lieux publics.
La brigade des mœurs intensifie ses patrouilles au cours du week-end et les jours fériés. «Nous fermons les yeux lorsqu’un jeune homme sourit à une femme. Nous intervenons lorsque nous constatons un cas de harcèlement», explique un capitaine de la police.
ABOU DHABI, 14 Février (AFP). — Quand Ahmad, un adolescent émirati, a vu la belle blonde en jeans moulants dans un centre commercial de Charjah, aux Emirats arabes unis, il n’a pu résister à la tentation de la suivre.La jeune fille l’a superbement ignoré. Ne voulant pas s’avouer vaincu, il a sorti de sa poche un petit papier portant son numéro de téléphone, tentant de le lui donner.«Deux hommes sont alors sortis de nulle part, l’ont agrippé par la chemise et l’ont emmené», raconte Adel, un ami du jeune homme âgé de 22 ans.Ahmad n’est qu’un des nombreux jeunes gens arrêtés par une unité spéciale de la police, mise sur pied pour prévenir le harcèlement sexuel.La brigade Charjah pour la protection des mœurs, la première du genre aux Emirats, a été créée il y a deux ans à la suite de plaintes contre...