M. Pakradouni, qui commentait la visite de M. Netanyahu à Washington, a précisé que «la rencontre du premier ministre israélien avec le président Clinton a été dominée par deux thèmes: les attaques du Hezbollah et la reprise des pourparlers israélo-syriens».
Sur le court terme, M. Pakradouni suppose qu’«Israël peut recourir à des actions spectaculaires pour redorer son blason aussi bien vis-à-vis de son peuple que par rapport aux Américains».
«Il se peut qu’Israël, au lieu d’opérer un retrait unilatéral du Sud, entreprenne une vaste opération spectaculaire pour rétablir la crédibilité de sa machine de guerre qui a subi de sérieux revers dernièrement. L’armée israélienne a besoin d’une action d’éclat qui lui redonne confiance en elle-même et je ne serai pas du tout étonné de la voir mener des actions contre certains des responsables du Hezbollah ou contre certaines des positions syriennes pour renverser la situation en sa faveur», a-t-il précisé.
Par contre, M. Pakradouni prévoit une reprise des négociations entre Israël et la Syrie au printemps «après que l’Administration américaine, avec l’aide de la France et de l’Egypte, ait trouvé un compromis entre les exigences d’Israël qui veut voir ces pourparlers reprendre au point zéro et celles de la Syrie qui réclame leur reprise au point où ils sont arrivés avec les travaillistes».
M. Pakradouni pense enfin qu’Israël n’effectuera un retrait unilatéral du Sud qu’en cas d’échec de ces pourparlers.
«Et même dans ce cas de figure, il n’y a pas lieu de s’inquiéter, dit encore M. Pakradouni, car ce qu’Israël a pu réussir précédemment en provoquant des scissions au sein de la société libanaise, il ne le peut actuellement plus car l’union nationale est consolidée et l’armée est déjà prête pour remplir tout vide provoqué par un retrait surprise».

