Le RNL a publié hier un communiqué à l’issue d’une réunion en France, le 13 février, de ses principaux dirigeants, l’ancien chef de l’Etat Amine Gemayel, le général Michel Aoun, le président du Parti national libéral (PNL), M. Dory Chamoun et son secrétaire général, M. Fouad Naffah.
Tout en saluant la «dimension pastorale» de la visite du pape, le RNL a exprimé des réserves «car elle a lieu à un moment où le Liban n’est plus souverain et indépendant et dans une période où les dirigeants nationaux libanais sont forcés à l’exil».
Concernant le processus de paix régionale, le RNL a estimé que la question du Liban-Sud ne peut être réglée que de deux manières. Soit en mettant en œuvre les résolutions 425 et 426, soit en reprenant les négociations israélo-libanaises. Pour ce qui est de la première solution, le rassemblement indique que les résolutions en question impliquent que les arrangements de sécurité au Liban-Sud sont une responsabilité internationale. Aussi, le RNL propose-t-il un rôle accru pour le comité de surveillance du cessez-le-feu issu de l’arrangement d’avril pour accélérer la mise en œuvre de la 425 et de la 426.
Au sujet des négociations entre le Liban et Israël, le RNL a déclaré que les démarches en cours pour la reprise des pourparlers entre l’Etat hébreu et la Syrie doivent s’accompagner d’efforts similaires pour une reprise des discussions entre Beyrouth et Tel-Aviv «afin que le Liban ne fasse pas les frais des initiatives diplomatiques».
Le communiqué a critiqué d’autre part la politique économique, financière et sociale du gouvernement et souligné que certains projets lancés par l’Exécutif dépassent de loin les capacités du pays.
Le RNL a enfin rendu hommage aux organisations des droits de l’homme et à «la presse internationale» qui ont largement contribué à la libération des personnes arrêtées en décembre en «embarrassant le gouvernement». Selon le communiqué, la vague d’arrestations visait à exercer des pressions sur le RNL afin de l’amener à limiter ses activités au Liban.

