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Actualités - Chronologie

La Belgique s'engage dans une opération mains propres

BRUXELLES, 13 Février (AFP). – Six mois après la découverte des crimes pédophiles de Marc Dutroux, la Belgique s’est engagée dans une opération «Mains Propres» pour tenter d’arrêter une «descente aux enfers» qui menace d’emporter le pays sous une cascade de scandales.
Corruption politique, carrousels de fraude fiscale, complots policiers: la multiplication des affaires et leur diversité a abouti ces dernières semaines à une vague de perquisitions sans précédent n’épargnant aucune institution, de la gendarmerie aux partis politiques, des banques au cabinet d’un ministre.
Le climat de suspicion né de l’affaire Dutroux apparaît propice au «nettoyage». L’attente de l’opinion est attisée par les révélations quotidiennes de la presse, qui a lancé ses limiers dans une chasse aux malversations en tous genres.
En première ligne dans la tempête: le Parti socialiste francophone (PS). La première force politique de Wallonie (sud), pilier de la majorité de centre-gauche au pouvoir à Bruxelles, a été frappée de plein fouet par l’accélération, fin janvier, de l’enquête sur l’affaire Dassault.
En deux semaines, le PS a essuyé une perquisition de son siège, la saisie de sa comptabilité, l’arrestation et l’inculpation pour corruption de trois de ses responsables, et la levée d’immunité de son ancien président, Guy Spitaels, 65 ans, monument de la politique belge, mis à l’écart vendredi du Parlement régional wallon.
La justice belge soupçonne depuis 1995 le PS et son homologue flamand (SP) d’avoir touché plusieurs centaines de millions de FB (1 million FB = environ 35.000 USD) du groupe français Dassault lors de l’attribution en 1989 de deux marchés de modernisation des avions F-16 et Mirage de l’armée belge.
L’affaire Dassault n’est pas la seule à peser sur le parti: l’ancien ministre PS Alain Van Der Biest est inculpé de l’assassinat en 1991 de l’ex-vice-premier ministre André Cools; un autre ancien ministre, Guy Coëme, condamné en 1996 à 2 ans de prison avec sursis pour corruption, est aussi poursuivi dans le dossier Agusta avec l’ex-secrétaire général de l’OTAN Willy Claes (SP).
BRUXELLES, 13 Février (AFP). – Six mois après la découverte des crimes pédophiles de Marc Dutroux, la Belgique s’est engagée dans une opération «Mains Propres» pour tenter d’arrêter une «descente aux enfers» qui menace d’emporter le pays sous une cascade de scandales.Corruption politique, carrousels de fraude fiscale, complots policiers: la multiplication des affaires et leur diversité a abouti ces dernières semaines à une vague de perquisitions sans précédent n’épargnant aucune institution, de la gendarmerie aux partis politiques, des banques au cabinet d’un ministre.Le climat de suspicion né de l’affaire Dutroux apparaît propice au «nettoyage». L’attente de l’opinion est attisée par les révélations quotidiennes de la presse, qui a lancé ses limiers dans une chasse aux malversations en tous...