Les principaux partis — proches du pouvoir comme d’opposition — étaient présents à cette réunion, à l’exception du Front des forces socialistes (FFS) de Hocine Aït Ahmed et du mouvement Ettahadi (ex-PAGGS, communiste).
Le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), le Front de libération nationale (FLN, ex-parti unique) et le premier parti islamiste légal, le Mouvement de la société islamique (MSI-Hamas) participaient notamment à cette rencontre.
Le scrutin législatif doit se tenir avant la fin du premier semestre 1997 et doter l’Algérie d’une assemblée élue, plus de cinq ans après l’interruption du processus électoral qui allait donner la majorité absolue au Front islamique du salut (FIS, dissous).
«Consensus préfabriqué»
L’Algérie a lancé un appel à l’ONU, à l’Organisation de l’unité africaine (OUA) et à la Ligue arabe pour qu’elles envoient des observateurs.
Le principal point à l’ordre du jour de cette réunion était la mise en place d’une Commission nationale indépendante de surveillance des élections législatives (CNISEL).
Le FFS, qui a annoncé à plusieurs reprises son intention de participer à ces élections législatives, avait décliné l’invitation présidentielle.
Le FFS a estimé que cette rencontre était «destinée à entériner des décisions déjà prises et à cautionner un consensus préfabriqué». Il a demandé «l’ouverture d’un vrai dialogue» et «l’amorce d’un processus de paix».
«Seul un climat de paix et de sérénité peut permettre le libre choix des Algériennes et des Algériens et assurer la crédibilité et l’honnêteté des élections législatives», a affirmé le FFS, sans préciser s’il avait l’intention de boycotter ces élections.
De leur côté, les autorités poursuivent la préparation de ces élections dont la date précise n’a pas encore été fixée, mais qui pourraient, selon la presse gouvernementale, se tenir dans la deuxième quinzaine de mai.

