Dans une interview publiée par «Le Monde» dans son édition datée de vendredi, il a déclaré toutefois croire à l’avenir d’un Crédit Foncier «restructuré, recapitalisé et adossé».
«La discussion sur cette restructuration a été mise en route au printemps 1996. Elle a été arrêtée le 26 juillet (NDLR — lors de l’annonce du projet de démantèlement du CCF annoncé par Bercy), mais va reprendre», dit-il.
Pour Jérôme Meyssonnier, le retour à l’ordre du jour du plan de suppressions d’effectifs annoncé début 1996, qui concernait un peu moins d’un millier de postes, est «inévitable», même s’il doit être «retravaillé».
Il ajoute que les syndicats du Foncier sont «conscients de la nécessité d’une restructuration» et insiste en outre sur la nécessité de revoir ensuite «quelques points» de la convention collective de l’établissement pour la rapprocher de celles de ses concurrents.
«J’ai toujours dit aux salariés que le Crédit Foncier de demain sera, de toute façon, différent de celui que nous connaissons aujourd’hui», indique le gouverneur.
Outre une restructuration, la viabilité du CCF dépend, selon lui, de deux autres facteurs: une recapitalisation et un adossement solide. Elle dépend aussi «de la capacité de ses équipes à se redéployer sur le secteur concurrentiel». «En 1996, elles ont largement prouvé cette capacité», dit-il.
«De façon plus large, les problèmes du secteur bancaire et financier français sont marqués par une insuffisante rentabilité par rapport aux concurrents en Europe et dans le monde. Ils résultent, pour une large part, des effets désastreux de distorsion de concurrence entre établissements», estime Jérôme Meyssonnier.

