Ils auront comme principaux adversaires le Brésilien Emerson Iser Ben, vainqueur inattendu de l’épreuve l’an dernier, le Kenyan Tom Niyariki, sans oublier le Britannique Andrew Pearson et les Portugais José Regalo et Domingos Castro.
Chez les dames la course sera également assez ouverte. La lutte entre la Roumaine Elena Fidatov, leader du classement du Challenge, et la Portugaise Fernanda Ribeiro devrait retenir l’attention des spectateurs. Mais la surprise pourrait venir des Kenyanes Rose Cheruyiot, victorieuse du Challenge la saison dernière, et Tecla Loroupe.
Réunion de Maebashi
(en salle)
Le champion olympique et recordman du monde (9 sec 84) du 100 mètres, le Canadien Donovan Bailey, et son compatriote Carl Lewis, également médaillé d’or à Atlanta, au saut en longueur, seront les principales attractions samedi, respectivement sur 60m et 200m, de la réunion d’athlétisme en salle de Maebashi, qui accueillera au total quatre champions olympiques en titre.
En l’absence du Namibien Frankie Fredericks, forfait sur blessure à une jambe, qu’il devait rencontrer sur 60m, le Canadien, également détenteur du record du monde du 50m en salle, en 5 sec 56, affrontera l’Américain Mike Marsh, les Nigérians Davidson et Osmond Ezinwa et le Jamaïcain Michael Green.
L’Américain Carl Lewis, qui a décroché cet été en Géorgie sa neuvième médaille d’or, participera à Maebashi au 200 mètres. Son compatriote Randy Barnes, également titré à Atlanta, tentera de justifier son record du monde du lancer du poids face à ses deux suivants sur le podium l’été dernier, l’Américain John Godina et l’Ukrainien Alexander Bagach.
L’Ukranienne Inessa Kravets, médaillée d’or à Atlanta au triple saut, affrontera, elle, la détentrice du record du monde en salle de la spécialité, la Russe Jolanda Chen.
A noter enfin les participations de l’Américain Derek Mills sur 400 mètres, de son compatriote Joe Greene, médaillé de bronze à Atlanta, au saut en longueur, et de la Nigériane Falilat Ogunkoya, également troisième à Atlanta, sur 400 mètres.
Johnson veut pulvériser le record du 110m haies
Après l’or olympique, l’Américain Allen Johnson veut maintenant creuser l’écart avec ses rivaux et faire exploser cette année le record du monde du 110 mètres haies, en le mettant à l’abri pour un temps du moins.
«Je dois pouvoir réaliser dès cette année 12 sec 78», affirme Johnson, dont le meilleur temps personnel, datant de la saison dernière, est de 12 sec 92, à un centième de seconde du record du monde. S’il parvient à ses fins, cela deviendrait, tout comme le 200m olympique de son compatriote Michael Johnson, un des grands exploits de la fin de siècle, et reléguerait aux oubliettes de l’histoire les 12 sec 91 du Britannique Colin Jackson, vieux maintenant de plus de 3 ans.
Au passage, Johnson vise les deux titres mondiaux sur les haies hautes, en salle et en plein air, en faisant le trou avec le restant des spécialistes. «Je veux que, quand ils me voient, ils sachent qu’ils courent pour la deuxième place», lance-t-il à l’adresse de ses adversaires.
Le spécialiste américain, qui sera l’une des vedettes des Millrose games en salle, sur 60m haies vendredi soir au Madison Square Garden, se considère, malgré son titre mondial en 1995 et son titre olympique en 1996, comme un coureur encore fruste, médiocre partant, comme l’avait montré sa victoire d’Atlanta, en 12 sec 95, non sans laisser derrière lui une hécatombe de haies renversées.
«Fondamentalement, je rentre dans les haies (au lieu de les éviter), dit-il. Il faut donc que je travaille ma technique». La marge de progression est donc importante, raison pour laquelle Johnson estime pouvoir faire progresser son meilleur temps de 14 à 15 centièmes.
Le pari paraît audacieux, voire fanfaron. Mais Johnson a déjà effectué tous les calculs dans sa tête, après avoir revu la vidéo de la finale olympique et analysé chaque tronçon de la course. Ainsi, il pense pouvoir gagner 4 centièmes rien qu’en portant son temps de réaction au départ à un niveau «moyen».
Ensuite, en effaçant les haies au lieu de les bousculer de front, il estime être en mesure de grignoter un centième par saut. Le tout devant le porter aux alentours du temps annoncé de 12 sec 78. «Si on y regarde de près, cela n’est pas si difficile que cela, estime-t-il. Il faut gagner un petit peu ici et là, le tout faisant quelque chose de gros».
«Avant, je pensais que la limite était 12 sec 90, ajoute-t-il. Maintenant, après avoir fait 12 sec 92, je pense qu’elle se situe plutôt vers 12 sec 75, peut être 12 sec 70».


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