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Actualités - Chronologie

Deux égyptiennes sur trois trouvent normal d'être battues par leur mari

LE CAIRE, 7 Février (AFP). — Deux Egyptiennes sur trois trouvent normal d’être battues par leur mari si elles se refusent à lui ou si elles lui répondent sur un ton qui lui déplaît, selon une enquête réalisée par le Conseil national de la population (CNP).
Dans une étude sur le «statut de la femme» effectuée auprès de 7.121 femmes mariées de 15 à 49 ans, il ressort que 35% des Egyptiennes ont été frappées par leur époux au moins une fois depuis leur mariage. La grossesse n’est pas une protection contre les coups puisque 31,7% d’entre elles l’ont été durant cette période.
Cette enquête fait partie d’un rapport — «Démographie et santé en Egypte en 1995» — réalisé tous les trois ans par le CNP, qui dépend du ministère égyptien de la Santé.
L’étude fait apparaître que 69,9% des femmes trouvent normal d’être frappées si elles se refusent à leur mari et 69,1% si elles lui répondent sur un ton déplaisant. En outre, 64,2% trouvent légitime de recevoir des coups si elles parlent avec d’autres hommes que leur mari, 50,9% si elles négligent les enfants, 42,9% si elles gaspillent de l’argent et seulement 27,2% si elles brûlent le repas.
Elles sont au total 86,4% à penser que le mari peut rosser son épouse pour au moins une de ces cinq raisons et plus elles sont jeunes plus elles trouvent cela normal: 92,3% pour les 15 à 19 ans contre 85% pour les 40 à 49 ans.
Concernant la «gravité ds coups portés», dans 28,5% des cas, les femmes ont été blessées et ont eu besoin de soins médicaux.. Moins de la moitié (47,2%) ont demandé de l’aide lorsqu’elles étaient battues.
Par ailleurs, selon la même étude, les trois-quarts (77,1%) des Egyptiennes n’ont pas choisi leur époux. 70% d’entre elles affirment néanmoins qu’elles ont été consultées dans le choix du mari.
Parmi celles qui ne l’ont pas choisi, 44,3% ne l’ont pas vu avant leur mariage, 31,4% l’ont rencontré avant les fiançailles et 24,3% après.
Si dans le couple, les visites d’amis ou le budget sont du ressort du mari et le choix des repas celui de la femme, avoir un enfant, la contraception, l’éducation, les soins et le mariage des enfants sont des décisions prises en commun.
Par ailleurs, la majorité des femmes mariées sont autorisées à aller seules juste hors de la maison (88,5%), au marché (81%), au dispensaire local (66,5%), et au domicile de la famille ou d’amis (59,1%).
Enfin, si 87,5% des femmes trouvent que c’est «une bonne raison de divorcer» si le mari est infidèle ou s’il parle à d’autres femmes (62,4%), elles ne sont que 47,4% à vouloir une séparation si leur mari les bat. En outre, moins d’un quart d’entre elles se sépareraient de leur mari s’il manquait de respect envers ses parents, s’il ne leur donnait pas assez d’argent, s’il n’écoutait jamais leur opinion ou s’il était stérile.
En revanche, les femmes égyptiennes considèrent normal de divorcer si elles trompent leur mari (98,2%), si elles négligent ou battent les enfants (74,4%), si elles ne prennent pas soin de la maison (65,6%).Elles sont près de la moitié (49%) à penser que leur mari peut divorcer si elles manquent de respect à leurs beaux-parents, si elles sont stériles (47,1%) ou si elles parlent avec un autre homme (46,8%).
Mais seulement, 39,7% des femmes trouveraient normal d’être répudiées si elles lui désobéissent.
LE CAIRE, 7 Février (AFP). — Deux Egyptiennes sur trois trouvent normal d’être battues par leur mari si elles se refusent à lui ou si elles lui répondent sur un ton qui lui déplaît, selon une enquête réalisée par le Conseil national de la population (CNP).Dans une étude sur le «statut de la femme» effectuée auprès de 7.121 femmes mariées de 15 à 49 ans, il ressort que 35% des Egyptiennes ont été frappées par leur époux au moins une fois depuis leur mariage. La grossesse n’est pas une protection contre les coups puisque 31,7% d’entre elles l’ont été durant cette période.Cette enquête fait partie d’un rapport — «Démographie et santé en Egypte en 1995» — réalisé tous les trois ans par le CNP, qui dépend du ministère égyptien de la Santé.L’étude fait apparaître que 69,9% des femmes...