Le président de la BEI, Brian Unwin, a annoncé que son institution avait en 1996 prêté le montant record de 23,2 milliards d’écus, dont 21 milliards ont servi à financer des projets d’investissement dans l’Union européenne, soit une augmentation de 13% par rapport à l’année précédente.
Pour financer ces prêts, la BEI a levé l’équivalent de 18,6 milliards d’écus sur les marchés des capitaux du monde entier en émettant des obligations dans 22 monnaies dont, pour la première fois, le rand sud-africain ou le dollar de Hong Kong.
L’Allemagne a été le premier bénéficiaire de ces prêts, avec un montant de trois milliards d’écus, suivie par la France et l’Espagne, qui ont obtenu chacune 2,5 milliards d’écus.
Quelque 70% des prêts dans l’Union européenne ont servi à financer le développement régional et la moitié des montants ont pris la destination des régions les plus pauvres.
Les prêts vers l’extérieur de l’UE n’ont augmenté que de 8%, essentiellement en raison du retard mais par les ministres des Finances des Quinze à approuver un nouveau cadre financier pour les indispensables garanties accordées par le budget européen.
Un accord est intervenu en janvier dernier sur ce dossier et permettra à la BEI de prêter sept milliards d’écus d’ici à la fin de 1999, notamment aux pays de l’Est et de la Méditerranée.
La BEI s’est attachée en 1996 à assurer le succès du lancement de la monnaie unique européenne en 1999.
Elle a ainsi lancé une émission de 500 millions d’écus en s’engageant à convertir l’écu en euro sur la base de un pour un dès qu’il sera lancé, créant ainsi un «important précédent pour les autres emprunteurs», a déclaré Brian Unwin.
La Banque vient de lancer le 31 janvier 1997 un premier emprunt obligataire en euro pour un montant d’un milliard et d’une durée de sept ans qui sera libellé en euro dès le 1er janvier 1999 et se propose de lancer avant l’échéance toute une série d’émissions «euro-confluentes» dans les monnaies des différents pays de l’UE convertibles en euro.

