Interrogé depuis l’étranger par la télévision israélienne quelques heures après la collision entre les deux hélicoptères au-dessus de la Haute Galilée, M. Pérès a déclaré: «Je pleure comme tout Israël (...) Je ne cherche pas à établir les responsabilités, mais il faut mettre un terme à la tragédie du Liban et c’est impossible sans un accord avec la Syrie. Il y a un prix à la paix avec le Liban et la Syrie et il faut avoir le courage de prendre des décisions politiques difficiles».
Pour sa part, le président palestinien, M. Yasser Arafat, a téléphoné au premier ministre israélien, M. Benjamin Netanyahu, pour lui transmettre ses condoléances, selon des «sources officielles» citées par l’AFP.
Explosion de joie au Liban
Des manifestations de joie ont éclaté dans certains régions libanaises à l’annonce de la catastrophe aérienne.
Dans les villages du Liban-Sud, proches de la zone occupée par Israël et qui subissent depuis des années les agressions israéliennes, la nouvelle de l’accident a été annoncée par les muezzins des mosquées.
«Dieux a répondu au souhait des musulmans parce que c’est la nuit du Destin. Nous avons demandé qu’ils se heurtent et que les vents détruisent leurs avions et Dieu a exaucé nos vœux», ont affirmé les prédicateurs dans les mosquées.
Dans certains villages du Liban-Sud, des douceurs ont été distribuées en signe de joie.
Dans la ville de Baalbeck l’annonce de l’accident a été accueillie par des tirs nourris d’armes automatiques qui ont duré plus d’une demi-heure.
La télévision du Hezbollah, «al-Manar», a été la première au Liban à annoncer l’accident. Elle a été submergée d’appels téléphoniques de la part des télespectateurs qui s’en félicitaient.

