«Par leurs accusations infondées contre l’Iran, les puissances oppressives cherchent à justifier leur présence illégitime dans le golfe Persique et à préserver le marché des armes des pays de la région», a indiqué M. Rafsandjani, lors d’un entretien avec le ministre qatariote de Affaires étrangères, cheikh Hamad ben Jassem al-Thani.
«Les ennemis et les puissances oppressives veulent ainsi empêcher le développement des pays de la région», a ajouté la présidence citée par la radio d’Etat, en faisant référence à la présence militaire américaine dans les eaux du golfe Persique jugée «massive», notamment vendredi par le Guide de la République islamique, l’Ayatollah Ali Khamenei.
«L’Iran est prêt à mettre à la disposition des pays voisins dans le golfe Persique, et notamment Qatar, une assistance technique, économique et industrielle», a ajouté le président iranien sans autre précision.
De son côté, le ministre qatariote a transmis à M. Rafsandjani un message de l’émir du Qatar, Hamad ben Khalifa al-Thani, sans en préciser la teneur.
Cité par la présidence iranienne, cheikh Hamad ben Jassem a affirmé que la politique étrangère du Qatar «est basée sur le développement et le renforcement croissant des relations avec l’Iran, pays ami et voisin».
Le ministre qatariote a ajouté que son pays «accordait beaucoup l’importance aux efforts de l’Iran visant à établir la paix et la sécurité dans la région et à empêcher l’influence des étrangers», selon la radio.
Cité samedi par le quotidien Iran News, «un expert des affaires qatariotes» a affirmé que l’accord de principe irano-qatariote prévoyant l’approvisionnement de Qatar en eau potable à partir de l’Iran «connaît quelques obstacles».
Mais «les deux pays cherchent des moyens plus concrets à sa réalisation», a ajouté cet expert.
Les deux pays avaient signé en novembre 1991 un accord d’approvisionnement de l’émirat en eau potable à partir du territoire iranien à travers un aqueduc d’un coût estimé à 13 milliards de dollars.
L’Iran et Qatar entretiennent des liens étroits et des hauts responsables effectuent des visites régulières. Qatar fait partie du Conseil de coopération du Golfe (CCG) qui avait dénoncé en décembre le renforcement du potentiel militaire iranien et avait exprimé son inquiétude face au déploiement par Téhéran de missiles sol-sol.

