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Actualités - Chronologie

Opération inévitable à la colonne vertébrale pour Oudai Hussein (photo)

AMMAN, 2 Février (AFP). — Une opération chirurgicale à la colonne vertébrale est inévitable pour le fils aîné du président irakien Saddam Hussein, Oudaï, partiellement paralysé après avoir été blessé par balles lors d’un attentat le 12 décembre, a-t-on appris à Amman de sources irakiennes sûres.
Les médecins irakiens qui traitent Oudaï (33 ans), les docteurs Alaa Bashir, Mahmoud Choucri et Saad Outri, ainsi que leurs collègues français, ont estimé «inévitable» que le fils du président irakien soit opéré de la colonne vertébrale où sont toujours logées entre les vertèbres, deux balles, a-t-on précisé de mêmes sources.
«Cette opération, dangereuse en raison des risques de paralysie totale ou même de mort, est devenue inévitable en raison de la détérioration de la santé de Oudaï», ont ajouté ces sources.
«Le fils du président irakien a le pancréas endommagé et conserve deux balles dans le bassin», a-t-on précisé, ajoutant que cette opération délicate «ne peut se faire qu’à l’étranger, les hôpitaux irakiens n’ayant pas l’équipement moderne nécessaire».
Selon ces sources, une rumeur a circulé volontairement à Bagdad sur les fiançailles de Oudaï avec la fille de Ali Hassan al-Majid, âgée de 16 ans, afin de présenter comme une lune de miel, un éventuel voyage de Oudaï à l’étranger pour se faire soigner.
Bagdad a critiqué Paris le mois dernier pour avoir refusé que Oudaï Saddam Hussein soit traité en France.
Par ailleurs, on devait apprendre auprès de l’opposition irakienne à Amman que la femme du président irakien, Sajida Toulfah ainsi que ses deux filles Raghad et Rana, sont en résidence surveillée depuis le 23 janvier, au palais Al-Awjeh à 8 km de Tikrit.
«Sajida, première épouse de Saddam Hussein, ainsi que ses deux filles Raghad et Rana, sont sous la surveillance permanente d’une quarantaine de militaires qui dépendent du bureau privé du président irakien, dirigé par le général Abdel-Hamid Hmoud», a affirmé à Amman, le porte-parole de l’Entente nationale irakienne, M. Haroun Mohamad.
Un haut responsable militaire américain avait affirmé le 29 janvier que le président irakien avait placé sa femme en résidence surveillée, sans préciser les raisons de cette décision.
Selon M. Mohamad, Sajida s’est «élevée contre le pardon de Saddam Hussein aux assassins de ses gendres Hussein et Saddam Kamel, et ses deux filles ont refusé de recevoir le «prix du sang» décrété de 750 millions de dinars irakiens».
Saddam Hussein a décidé de réhabiliter Hussein Kamel, ses deux frères et leur père, assassinés en février 1996 à leur retour volontaire d’Amman, à la suite d’une réconciliation au sein de la tribu des Takriti à laquelle appartient également le président irakien.
Ce dernier s’est fondé sur une loi appelée «les martyrs de la colère». Selon cette loi, lorsqu’un membre d’une tribu est assassiné par des membres de sa famille, une réconciliation peut avoir lieu à la suite d’un «prix du sang», ce qui permet de mettre un terme à une vendetta ultérieure.

Des propos
très durs

«Cette réhabilitation ne peut être complète sans que le prix du sang ne soit versé aux proches de ceux qui ont été tués», a affirmé M. Mohamad.
Selon lui, Sajida a exigé que «soient châtiés les assassins de ses gendres, notamment leur oncle Ali Hassan al-Majid, un proche du président irakien, responsable de Bagdad au sein du parti Baas au pouvoir».
«Elle a tenu ces propos le 23 janvier en rendant visite à son fils Oudaï, à l’hôpital Ibn Sina, où il se trouve depuis l’attentat du 12 décembre», a-t-il dit.
«Ses propos très durs ont été rapportés par des membres de sa garde, au président irakien, qui a immédiatement ordonné qu’elle soit mise sous résidence surveillée avec ses deux filles», a précisé M. Mohamad.
La fille d’un ancien ministre irakien, de passage à Amman, a de son côté affirmé avoir été une des rares personnes autorisées à visiter Raghad et Rana au palais Al-Awjeh.
«Elles sont en noir et écoutent le Coran à longueur de journée», a-t-elle dit, soulignant qu’elles avaient l’air «très déprimées».
Elle a indiqué que «leurs enfants vivent avec elles au palais mais que Ali (14 ans), fils aîné de Hussein Kamel, était le seul autorisé à sortir parfois».
Le président irakien a épousé en 1986, une deuxième femme, Samira Shabandar qui était mariée à Noureddine Safi, directeur général de la Iraki Airways. Des informations non confirmées font état de la naissance d’un garçon de ce mariage.
En 1990, Saddam Hussein a convolé à nouveau avec une troisième femme, Nidal Hamdani, directrice de l’Energie solaire au ministère irakien de l’Industrie, et originaire de Mossoul, nord de l’Irak.
AMMAN, 2 Février (AFP). — Une opération chirurgicale à la colonne vertébrale est inévitable pour le fils aîné du président irakien Saddam Hussein, Oudaï, partiellement paralysé après avoir été blessé par balles lors d’un attentat le 12 décembre, a-t-on appris à Amman de sources irakiennes sûres.Les médecins irakiens qui traitent Oudaï (33 ans), les docteurs Alaa Bashir, Mahmoud Choucri et Saad Outri, ainsi que leurs collègues français, ont estimé «inévitable» que le fils du président irakien soit opéré de la colonne vertébrale où sont toujours logées entre les vertèbres, deux balles, a-t-on précisé de mêmes sources.«Cette opération, dangereuse en raison des risques de paralysie totale ou même de mort, est devenue inévitable en raison de la détérioration de la santé de Oudaï», ont ajouté...