Deux premières lettres avaient été trouvées jeudi matin au bureau de Washington du journal de langue arabe basé à Londres, puis deux autres étaient arrivées dans l’après-midi par la poste, selon la Sûreté fédérale (FBI).
Une cinquième lettre piégée destinée au même journal a été repérée jeudi dans un centre de tri de la capitale fédérale américaine, tandis que deux autres courriers piégés ont été interceptés au pénitencier de Leavenworth dans le Kansas, a indiqué jeudi soir la porte-parole du FBI, Susan Lloyd.
Ces deux dernières lettres étaient adressées à un membre du personnel de la prison.
Un employé non identifié de Al-Hayat, dont les bureaux se trouvent au 11e étage du National Press Building à Washington, à proximité de la Maison-Blanche, avait partiellement ouvert une des lettres jeudi matin avant d’appeler les services de sécurité, selon Robert Garisto, porte-parole de la police municipale.
Des dispositifs
puissants
L’examen du courrier a révélé que la même personne avait reçu une seconde lettre piégée mardi matin, selon la police. Deux autres lettres piégées sont arrivées vers 15 heures par le courrier, a précisé la police de Washington.
Les deux premiers courriers ont été détruits près d’un stade à la périphérie de Washington. Les deux autres devaient subir le même sort jeudi (heure locale) dans la soirée et les débris devaient être confiés à un laboratoire du FBI, a indiqué de son côté la sûreté fédérale (FBI).
Les dispositifs étaient «suffisamment puissants pour blesser grièvement le destinataire», a précisé Mme Lloyd. Le journal n’avait reçu aucune lettre de menace ni aucune mise en garde, a-t-elle ajouté.
Le National Press Building a été évacué et les services de police fouillaient jeudi en fin d’après-midi les lieux avec l’aide de chiens, a expliqué J. C. Gentile, porte-parole de la police de Washington, ajoutant que les services de sécurité s’étaient mis en contact avec la poste.
Le bureau d’Al-Hayat s’est refusé au moindre commentaire sur cet incident.
Un groupe de travail comprenant la sûreté fédérale (FBI), la police de la ville et le Bureau des tabacs, des alcools et des armes à feu, a ouvert une enquête, a précisé Susan Lloyd. «Le FBI mène les opérations en raison des implications terroristes et politiques potentielles», a-t-elle ajouté.

