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Actualités - Chronologie

Abdelfattah, 23 ans, Moussahharati (photo)

Durant tout le Ramadan, que le ciel soit étoilé, qu’il pleuve ou qu’il vente, Abdelfattah Diméssé, 23 ans, parcourt les rues de Saïda appelant les croyants à la prière.
«J’ai toujours rêvé d’être «Moussahharati»», dit-il. «En 1989, j’ai appris le «métier» et depuis, pas une année ne passe sans que je ne sois présent au rendez-vous, à partir de deux heures trente du matin. Quant à ma «tabliyé» (tambourin)», ajoute-t-il avec fierté, «elle a 18 ans d’âge et m’a été offerte par la famille d’un grand chanteur de «mouwwél», à sa mort. C’est donc une sorte d’héritage et j’y tiens «comme à la prunelle de mes yeux».
Jusqu’à 4h30, vêtu d’une abaya, Abdelfattah déambule dans les rues en tapant sur son tambour. De sa voix puissante, un peu nasillarde, il chante des «mouwwél». «Lorsqu’il pleut, je fais le parcours en voiture. J’y ai installé un microphone et je passe une cassette sur laquelle j’ai enregistré tout mon répertoire. J’emmène souvent mon jeune frère, Khaled, 15 ans», ajoute-t-il. «Il me tient compagnie et qui sait, il deviendra peut-être à son tour «Moussahharati»».
A Saïda, il existe actuellement 20«Moussahharati» qui se partagent la ville, selon un plan établi par la direction des wakfs.
«Ce que j’aime surtout, c’est de voir s’éclairer les maisons. Les fenêtres s’ouvrent, les têtes se tendent, on me salue et on m’adresse des compliments», poursuit Abdelfattah. «Un jour, j’ai eu le malheur de m’absenter à cause d’une grippe. Le lendemain, les reproches me sont tombés dessus comme de la pluie. Depuis, je me suis promis de ne jamais manquer au rendez-vous».
«La prière du matin (Shour) est un moment privilégié où le croyant parle à Dieu dans le silence de la nuit. Il est fortement recommandé, mais non obligatoire, de se réveiller. Pour moi, ce moment est sacré et j’aime le partager avec tous ceux que je réveille», conclut-il.
Une fois le Ramadan passé, Abdelfattah reprend son métier de tous les jours. «Je suis musicien, je fais partie de la chorale religieuse du cheikh Atef el Orr», dit-il, «et je suis aussi vendeur de légumes»...
Durant tout le Ramadan, que le ciel soit étoilé, qu’il pleuve ou qu’il vente, Abdelfattah Diméssé, 23 ans, parcourt les rues de Saïda appelant les croyants à la prière.«J’ai toujours rêvé d’être «Moussahharati»», dit-il. «En 1989, j’ai appris le «métier» et depuis, pas une année ne passe sans que je ne sois présent au rendez-vous, à partir de deux heures trente du matin. Quant à ma «tabliyé» (tambourin)», ajoute-t-il avec fierté, «elle a 18 ans d’âge et m’a été offerte par la famille d’un grand chanteur de «mouwwél», à sa mort. C’est donc une sorte d’héritage et j’y tiens «comme à la prunelle de mes yeux».Jusqu’à 4h30, vêtu d’une abaya, Abdelfattah déambule dans les rues en tapant sur son tambour. De sa voix puissante, un peu nasillarde, il chante des «mouwwél»....