«Je n’ai pas l’intention de proclamer l’Etat palestinien tant que les négociations sur un règlement permanent (israélo-palestinien) n’auront pas été achevées», a-t-il affirmé au quotidien indépendant.
«Pour l’heure, il est beaucoup plus important d’appliquer ce qui a été convenu. Il y a des difficultés, mais avec de la bonne volonté elles peuvent être surmontées», a-t-il poursuivi.
La semaine dernière, M. Arafat avait affirmé au Caire vouloir établir l’Etat palestinien «en temps opportun» après l’ultime redéploiement militaire israélien en Cisjordanie prévu avant le 31 août 1998.
Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait vivement réagi à cette déclaration en indiquant «qu’Israël appliquera un plan d’action déjà établi si M. Arafat donne suite à ses menaces».
D’autre part, le chef du gouvernement israélien Benjamin Netanyahu a chargé son ministre des Affaires étrangères David Lévy de mener les négociations avec les Palestiniens, a annoncé hier la radio publique.
M. Netanyahu a également nommé le ministre de la Défense Yitzhak Mordehaï pour mener les négociations sur les questions de sécurité avec la Syrie, si ces pourparlers reprennent, a ajouté le radio.
Si la Syrie décide de tenir les discussions au niveau de son ministre des Affaires étrangères, M. Lévy sera le chef de la délégation israélienne, a-t-elle indiqué.
Le précédent chef de la délégation israélienne aux négociations avec les Palestiniens, Dan Shomron, avait démissionné pour des raisons personnelles de ses fonctions ces derniers jours.
M. Netanyahu a aussi demandé à l’avocat, Yitzhak Molkho, de continuer à suivre les discussions avec les Palestiniens.
Me Molkho, un proche du premier ministre, a joué un rôle important dans les discussions qui ont abouti le 15 janvier à l’accord sur le redéploiement militaire israélien à Hébron en Cisjordanie.
Les négociations sur le statut final des territoires palestiniens doivent débuter en mars et s’achever en mai 1999.
Par ailleurs, M. Arafat doit entamer le 21 février une visite aux Etats-Unis, où il rencontrera notamment le président Bill Clinton, a annoncé hier un ministre palestinien à Gaza.
«Le président Arafat a accepté une invitation du président Clinton de venir à la Maison-Blanche et de s’entretenir avec des responsables américains», a déclaré le ministre du Plan et de la Coopération internationale, Nabil Chaath, aux journalistes.
Il a ajouté que M. Arafat se rendrait aux Etats-Unis le 21 février, sans préciser la durée de sa visite.
Le président palestinien doit, dans le cadre de cette visite, se rendre à Houston et Los Angeles, à l’invitation de l’ex-secrétaire d’Etat James Baker et de Edward Djerejian, ancien ambassadeur des Etats-Unis en Israël, selon M. Chaath.
«Cette visite est très importante après l’accord sur Hébron, dans lequel les Etats-Unis ont joué un rôle actif», a-t-il poursuivi.
Après trois mois de difficiles négociations parrainées par les Etats-Unis, Israël et les Palestiniens ont signé le 15 janvier un accord sur le redéploiement militaire israélien à Hébron en Cisjordanie.
La signature de l’accord et le retrait partiel de l’armée de Hébron, qui a directement suivi, constituaient les premiers progrès dans le processus de paix depuis l’arrivée au pouvoir en mai 1996 du chef de la droite israélienne Benjamin Netanyahu.
M. Clinton avait annoncé il y a une dizaine de jours avoir invité à Washington MM. Arafat et Netanyahu, mais aucune date n’avait été avancée.
Selon la radio publique israélienne, M. Netanyahu se rendra à Washington dans environ deux semaines. Cette information n’a pas été confirmée officiellement.
M. Chaath a annoncé la visite de M. Arafat aux Etats-Unis, à l’issue de la signature d’un accord avec l’Agence américaine pour le développement international (USAID) prévoyant une aide de 3 millions de dollars au ministère palestinien de la Justice.


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