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Actualités - Chronologie

Deux contentieux à Hong Kong : l'armée et la presse

HONG KONG, 27 Janvier (Reuter).— La Grande-Bretagne, qui doit rétrocéder Hong Kong à la Chine le 1er juillet prochain, a demandé lundi à Pékin de limiter les effectifs du détachement militaire qui doit être prépositionné sur la colonie.
Alan Paul, représentant de Londres au sein du Groupe de liaison sino-britannique (JLG), a révélé ce nouveau contentieux entre les deux capitales à l’ouverture de la dernière série en date de pourparlers tandis que le gouverneur britannique Chris Patten s’interrogeait sur les risques menaçant la liberté de la presse une fois Hong Kong sous administration de Pékin.
«La question principale est, je pense, ce que nous avons mentionné à la partie chinoise, à savoir leurs propositions concernant le nombre de soldats prépositionnés que nous jugeons trop élevé et le calendrier de leur arrivée que nous jugeons prématuré», a déclaré Alan Paul à la presse.
La délégation britannique a transmis en retour à ses interlocuteurs chinois une contre-proposition sur le déploiement de soldats chinois en anticipation de la rétrocession qui sera effective le 30 juin prochain à minuit.
Aucune des deux parties n’a révélé pour l’heure l’ampleur du détachement de l’Armée populaire de libération que Pékin entend déployer dans la colonie britannique. Mais la direction communiste a précisé que sa présence militaire à terme pourrait être équivalente au plus fort déploiement militaire de Londres, soit une dizaine de milliers d’hommes.
Par ailleurs, le gouverneur britannique de Hong Kong, Chris Patten, a estimé lundi que la Chine devrait reconnaître la liberté de la presse.
Interrogé sur la libération d’un journaliste de Hong Kong après près de quatre ans de détention en Chine, le gouverneur a déclaré que la censure était porteuse d’un risque plus fort contre de la presse que l’incarcération.
«Dans la plupart des communautés, la liberté de la presse est davantage menacée par des attaques, moins visibles contre les journalistes que par leur arrestation», a dit Chris Patten.
«Les moyens de contraindre les journalistes à écrire des articles politiquement corrects sont beaucoup plus sinueux et subtils que ça», a-t-il ajouté.
«De fait, l’autocensure ou la censure pratiquée dans le bureau d’un rédacteur en chef constitue probablement une menace plus réaliste dans le monde à venir — et je ne parle pas nécessairement de Hong Kong — que des menottes et des barreaux aux fenêtres», a conclu le dernier gouverneur britannique de Hong Kong.
Arrêté en Chine en 1993 pour vol de secrets d’Etat, le journaliste de Hong Kong Xi Jang a été libéré le week-end dernier. Ses déboires ont choqué les journalistes de la colonie britannique déjà alertés par l’annonce par Pékin de projets de suppression de lois et d’articles de lois actuellement en vigueur à Hong Kong sur les libertés individuelles.47
HONG KONG, 27 Janvier (Reuter).— La Grande-Bretagne, qui doit rétrocéder Hong Kong à la Chine le 1er juillet prochain, a demandé lundi à Pékin de limiter les effectifs du détachement militaire qui doit être prépositionné sur la colonie.Alan Paul, représentant de Londres au sein du Groupe de liaison sino-britannique (JLG), a révélé ce nouveau contentieux entre les deux capitales à l’ouverture de la dernière série en date de pourparlers tandis que le gouverneur britannique Chris Patten s’interrogeait sur les risques menaçant la liberté de la presse une fois Hong Kong sous administration de Pékin.«La question principale est, je pense, ce que nous avons mentionné à la partie chinoise, à savoir leurs propositions concernant le nombre de soldats prépositionnés que nous jugeons trop élevé et le calendrier de...