Ce bilan, selon la même source, est provisoire et a été établi sur la base de liaisons-radio avec les correspondants de la radio nationale.
Une cellule de crise a été mise en place, consituée de membres du comité national de secours (CNS, organisme gouvernemental) et de la Cellule restreinte d’intervention en cas de catastrophe (CRIC). La CRIC regroupe des organismes internationaux et des organisations non gouvernementales humanitaires.
Un appareil des forces armées malgaches a décollé, en fin de matinée, d’Antananarivo pour un premier survol des régions sinistrées situées entre 500 et 1.000 km à vol d’oiseau de la capitale.
Une évaluation plus précise du nombre des victimes, des sans-abri et des dégâts est en cours et les premiers secours, constitués de produits de première nécessité et de médicaments, seront acheminés sur place par la route, à partir de lundi, selon la même source.
Gretelle, un cyclone qui venait de l’océan Indien, accompagné de pluies torrentielles et de vent soufflant à 200 km/heure, a surtout provoqué des dégâts sur les régions côtières du sud-est de Madagascar, densément peuplées et agricoles.
Les plus importantes localités de la région, Manakara, Vohipeno et Farafangana seraient détruites de 80 à 90%, selon les correspondants de la radio nationale.
Ces derniers font par ailleurs état du débordement de rivières en crue et d’inondations en particulier à hauteur des embouchures. De nombreux villages sont isolés et les populations regroupées sur des promontoires. L’eau et l’électricité, là où elles existent, ont été coupées, selon la radio.
En-dehors de ces zones côtières baignées par l’océan Indien, les régions du grand sud de Madagascar également traversées par Gretelle, avec des vents fléchissant à 100 km/h mais des pluies toujours diluviennes, sont des régions désertiques et soumises à de fréquentes périodes de sécheresse.
Le cyclone, qui s’étendait sur 500 km2, a frappé une quinzine de préfectures sur les cent onze que compte le pays. Dimanche à l’aube (06h00 locales, 03h00 GMT), Gretelle était signalé en mer par la météo nationale, dans la partie sud du Canal de Mozambique, à 450 km des côtes malgaches.

