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Actualités - Chronologie

Khartoum mobilise malgré l'accalmie sur le front

KHARTOUM, 23 Janvier (AFP). — Le Soudan a poursuivi ses efforts de mobilisation pour la guerre, en dépit de rapports à Khartoum faisant état d’une accalmie sur le front à l’est du pays.
Jeudi, les journaux de Khartoum et la radio officielle d’Oumdurman n’ont pas fait état de nouveaux combats sur le front.
La veille, le ministre soudanais de l’Information al-Tayeb Ibrahim Mohammed Khaïr avait affirmé que les actions militaires se limitaient actuellement à des «opérations de dissuasion». Il avait indiqué aussi que des préparatifs étaient en cours pour mener une contre-offensive pour «chasser les Ethiopiens et leurs agents hors des territoires soudanais occupés».
La télévision d’Etat a diffusé mercredi soir des séquences sur l’arrivée de Forces de défense populaire (milice pro-gouvernementale) des Etats du Kordofan du nord et du Nil blanc (centre) à Damazin, capitale de l’Etat du Nil bleu, touché par des combats ayant éclaté le 12 janvier.
Elle a également montré un autre convoi venant de l’Etat du Nord (à la frontière avec l’Egypte et la Libye) pour être accueilli à Khartoum par le président Omar el-Béchir, avant de se diriger vers le Nil bleu.
Les miliciens brandissaient des Kalashnikov, aux cris d’Allah Akbar (Dieu est le plus grand) et d’appel au «jihad» (la guerre sainte).
L’Alliance nationale démocratique (AND, qui regroupe l’opposition nordiste et la guérilla sudiste) a lancé une offensive le 12 janvier et s’est emparée des villes de Kurmuk et Qeissan.
Elle affirme contrôler environ 2.000 kilomètres carrés soit 15% de l’Etat du Nil bleu — à quelque 500 kilomètres au sud-est de Khartoum —, et soutient avoir tué 1.260 soldats soudanais du 12 au 16 janvier. Selon elle, ses forces se trouvaient ces derniers jours à 60 kilomètres de la ville de Damazin.
Le ministre de l’Information avait démenti le bilan en pertes humaines donné par l’AND, et affirmé que le nombre des soldats gouvernementaux tués aux combats était «inférieur à dix».
l Le département d’Etat s’est déclaré «inquiet» des récents combats dans le sud et l’est du Soudan et a demandé «au gouvernement soudanais, aux rebelles et à quiconque est impliqué dans ces combats de faire preuve de modération» et de négocier.
Le porte-parole du département d’Etat Nicholas Burns a refusé de se prononcer sur une éventuelle aide accordée par les pays voisins comme l’Ethiopie, l’Erythrée et l’Ouganda à l’offensive des rebelles.
Il a cependant tenu à préciser que les Etats-Unis n’avaient fourni aucune aide militaire à ces pays et que l’aide civile prévue pour 1996, soit 15 millions de dollars, n’avait pas pu leur être livrée.
Washington considère que l’Organisation de l’unité africaine (OUA) est le mieux à même de tenter une médiation dans cette affaire, a-t-il réaffirmé.
Khartoum accuse l’Ethiopie et l’Erythrée d’avoir lancé une «agression» contre son territoire en soutenant une offensive de l’opposition dans le sud du Soudan, ce que nient Addis-Abeba et Asmara
KHARTOUM, 23 Janvier (AFP). — Le Soudan a poursuivi ses efforts de mobilisation pour la guerre, en dépit de rapports à Khartoum faisant état d’une accalmie sur le front à l’est du pays.Jeudi, les journaux de Khartoum et la radio officielle d’Oumdurman n’ont pas fait état de nouveaux combats sur le front.La veille, le ministre soudanais de l’Information al-Tayeb Ibrahim Mohammed Khaïr avait affirmé que les actions militaires se limitaient actuellement à des «opérations de dissuasion». Il avait indiqué aussi que des préparatifs étaient en cours pour mener une contre-offensive pour «chasser les Ethiopiens et leurs agents hors des territoires soudanais occupés».La télévision d’Etat a diffusé mercredi soir des séquences sur l’arrivée de Forces de défense populaire (milice pro-gouvernementale) des Etats...