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Actualités - Chronologie

La presse dénonce le délit de silence du pouvoir

ALGER, 22 Janvier (AFP). — La presse d’Alger a exprimé son indignation mercredi après le double attentat sanglant à la voiture piégée, la veille, contre un autobus et près du monument symbole de l’Algérie, le mémorial des martyrs de la guerre d’indépendance, dominant la ville.
Plusieurs titres privés faisaient état du même sentiment de révolte, d’impuissance, et s’interrogeaient sur la «facilité» avec laquelle les poseurs de bombes agissent.

«Le Matin» relevait de son côté l’absence de réaction des autorités et accusait le pouvoir d’un «délit de silence». «C’est pourtant maintenant, aujourd’hui, en ce moment de deuil, face aux crimes des hordes intégristes qu’il faut parler à la population, la rassurer, partager son désarroi», estimait-il.

Cette campagne de terreur imputée au Groupe islamique armé (GIA) alimentait mercredi la psychose de la population.

Durant la journée de mardi, les démineurs sont intervenus à plusieurs reprises sur des colis et des voitures suspectes. Au moins un autre attentat aurait ainsi été déjoué dans un quartier populaire, selon des informations non confirmées.

Pour le quotidien «El-Moudjahid», les poseurs de bombes veulent «massacrer les petites gens et semer la mort dans les quartiers populeux». Le journal évoque le «courage et l’esprit de solidarité de la population qui refuse le diktat de la horde sauvage et d’abdiquer au chantage».

«Comment ce terrorisme est arrivé aujourd’hui à ce degré de nuisance et de destruction? Qui sont ces semeurs de la mort sans foi ni loi qui semblent avoir des facilités pour s’équiper et commettre leurs attentats? Quel est l’objectif visé en s’attaquant à de pauvres gens lourdement accablés par le poids de la vie?», se demande l’éditorialiste d’«El-Watan».
Mêmes interrogations chez «El-Khabar» (arabophone) qui se demande «quel message véhiculent ces explosions?». «Ces actions dépassent le fait de vouloir semer la mort et la terreur. Par leur caractère répétitif, elles se sont transformées en méthode pour supprimer tout ce qui bouge, détruire tout ce qui reste debout», estime-t-il.

«Liberté» soulève aussi une série de questions: «D’où viennent donc toutes ces bombes? Comment peut-on les fabriquer avec autant de facilité? Qui sont les maîtres-penseurs qui savent si bien choisir les cibles et les lieux de leurs méfaits criminels? Jusqu’à quand vivre dans la psychose des massacres à grande échelle? Jusqu’à quand devrait-on suivre, incrédules et impuissants, les cavalcades des groupes armés, allant d’un point à un autre du pays pour le mutiler et le saigner chaque jour un peu plus?».
«Al-Alam Al-Siyassi» (Le Monde politique pro-islamiste) se demande «quelle est la solution?» et «que faire?».
ALGER, 22 Janvier (AFP). — La presse d’Alger a exprimé son indignation mercredi après le double attentat sanglant à la voiture piégée, la veille, contre un autobus et près du monument symbole de l’Algérie, le mémorial des martyrs de la guerre d’indépendance, dominant la ville.Plusieurs titres privés faisaient état du même sentiment de révolte, d’impuissance, et s’interrogeaient sur la «facilité» avec laquelle les poseurs de bombes agissent.«Le Matin» relevait de son côté l’absence de réaction des autorités et accusait le pouvoir d’un «délit de silence». «C’est pourtant maintenant, aujourd’hui, en ce moment de deuil, face aux crimes des hordes intégristes qu’il faut parler à la population, la rassurer, partager son désarroi», estimait-il.Cette campagne de terreur imputée au Groupe...