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Actualités - Chronologie

Israël veut remplacer les travailleurs immigrés par des palestiniens

JERUSALEM, 21 Janvier (AFP). — Le gouvernement israélien projette de réduire brutalement le nombre de travailleurs étrangers, afin de libérer des emplois en faveur des Palestiniens, a indiqué mardi le quotidien Yédiot Aharonot.
Selon le journal, qui cite un rapport en cours d’élaboration par plusieurs ministères, l’objectif est de renvoyer chez eux 45.000 immigrés sur les 74.000 disposant d’un permis de travail, afin d’embaucher à leur place des Palestiniens.
Depuis trois ans, les Palestiniens ont perdu progressivement ces emplois en raison des fermetures des territoires imposées par Israël. Pour les remplacer, Israël a fait massivement appel aux travailleurs venus de Roumanie, Thaïlande, Philippines, Chine ou Pologne, mais la présence de ces immigrés, quasi inexistante auparavant, a commencé à poser des problèmes sociaux.
Actuellement, 60.000 Palestiniens disposent d’un permis de travail en Israël, mais selon un responsable de l’administration militaire, seuls 70 pc d’entre eux ont effectivement un emploi.
Cette situation s’explique par la concurrence des travailleurs étrangers ainsi que par les difficultés bureaucratiques.
Selon le Yédiot, 20.000 Palestiniens supplémentaires devraient être autorisés à venir travailler en Israël d’ici avril. Si l’opération se passe bien, 20.000 autres pourront venir à leur tour dans les deux mois suivants, et 5.000 supplémentaires d’ici à la fin août.
Selon le ministère du Travail, 31.000 Palestiniens ont été employés en moyenne en Israël l’an dernier, contre 85.000 en 1993.

Cartes magnétiques

Pour des raisons de sécurité, les Palestiniens ne pourront pas circuler dans des voitures privées sur le territoire israélien, mais seulement en groupe dans des autobus. De nouvelles cartes de travail magnétiques vont être émises sur lesquelles figureront la photo, le numéro de la carte d’identité du travailleur ainsi que le nom de son employeur israélien.
Le porte-parole du ministère du Travail Zvi Rosen a confirmé qu’Israël voulait «réduire le nombre d’immigrés et en particulier parmi les 100.000 à 200.000 illégaux qui ont réussi à s’infiltrer en Israël». Le porte-parole a toutefois démenti que des chiffres précis sur le remplacement des étrangers par des Palestiniens aient été fixés pour le moment.
La nouvelle politique du gouvernement risque d’aller à l’encontre de l’opinion publique. Selon un récent sondage, 58% des Israéliens pensent qu’il vaut mieux garder les travailleurs immigrés plutôt que d’autoriser les Palestiniens à revenir. Seuls 27% sont favorables à une réduction du nombre d’immigrés afin de les remplacer par des Palestiniens et 15% ne se prononcent pas.
L’appel à la main-d’œuvre étrangère s’est traduit en Israël par un afflux de travailleurs illégaux, dont le nombre est estimé à plus de 100.000, venus notamment d’Afrique. Pour enrayer le mouvement, le gouvernement a annoncé l’an dernier son intention d’expulser 2.000 illégaux par mois. Un camp de détention pour les illégaux en voie d’expulsion a été ouvert fin 1996 dans l’enceinte d’une prison près de Tel-Aviv.
JERUSALEM, 21 Janvier (AFP). — Le gouvernement israélien projette de réduire brutalement le nombre de travailleurs étrangers, afin de libérer des emplois en faveur des Palestiniens, a indiqué mardi le quotidien Yédiot Aharonot.Selon le journal, qui cite un rapport en cours d’élaboration par plusieurs ministères, l’objectif est de renvoyer chez eux 45.000 immigrés sur les 74.000 disposant d’un permis de travail, afin d’embaucher à leur place des Palestiniens.Depuis trois ans, les Palestiniens ont perdu progressivement ces emplois en raison des fermetures des territoires imposées par Israël. Pour les remplacer, Israël a fait massivement appel aux travailleurs venus de Roumanie, Thaïlande, Philippines, Chine ou Pologne, mais la présence de ces immigrés, quasi inexistante auparavant, a commencé à poser des...