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Actualités - Chronologie

TWA : 6 mois après l'explosion, la thèse de l'accident semble prévaloir

NEW YORK, 17 Janvier (AFP). — Six mois après l’explosion en vol non loin de New York d’un Boeing de la compagnie américaine TWA, dont les 230 occupants sont morts, la thèse de l’accident semble prévaloir bien qu’officiellement l’enquête n’ait encore abouti à aucune conclusion.
Le coup le plus sévère porté aux deux autres hypothèses, celle du missile et d’une bombe, est venu mi-décembre lorsque le National Transportation Safety Board (NTSB, agence fédérale pour la sécurité des transports), qui coiffe l’enquête, a lancé une série de «recommandations urgentes» aux autorités de l’aviation civile (FAA).
Dans un communiqué, le NTSB recommandait en particulier à la FAA d’inciter les compagnies aériennes à prendre des mesures pour protéger les réservoirs de carburant des sources de chaleur qui peuvent provoquer de telles explosions, notamment des charges d’électricité statique.
«Nous n’avons encore aucune conclusion» sur les causes de l’explosion, insistait le NTSB dans son communiqué, précisant que «l’enquête se poursuit».
Mais dans sa lettre à la FAA, le NTSB était nettement plus clair: les débris du réservoir et des éléments de l’appareil l’entourant «ne montrent pas de preuve de dommages provoqués par une bombe ou un missile», écrivait Jim Hall, président du NTSB.
La FAA, souvent critiquée pour ses liens avec l’industrie aéronautique, refuse de suivre la recommandation du NTSB, qui coûterait des millions de dollars, assurait l’hebdomadaire Newsweek dans sa dernière édition.
«Je ne pense pas qu’il y ait le moindre doute que (le NTSB) partage notre point de vue», a déclaré Lee Kreindler, l’avocat new-yorkais qui défend une cinquantaine de familles de victimes.
Me Kreindler, qui avait plaidé avec succès pour les victimes de la catastrophe d’un Boeing de la compagnie américaine PanAm détruit par une bombe au-dessus de Lockerbie (Ecosse) en 1988, a publié le 18 octobre un rapport technique défendant la thèse d’un accident.

Conséquences financières

Shelley Hazle, la porte-parole du NTSB à Washington seule habilitée à s’exprimer sur l’affaire du vol 800 de TWA, qui a explosé le 17 juillet peu après son décollage de l’aéroport John F. Kennedy à destination de Paris, n’était pas joignable vendredi.
En décembre, le responsable new-yorkais du FBI (Sûreté fédérale), James Kallstrom, qui coordonne l’enquête policière sous l’autorité du NTSB, avait déjà estimé «moins probable» un acte de sabotage, missile ou bombe.
Jeudi, un porte-parole se contentait de répéter que «les trois hypothèses ont toujours cours» et que les recherches se poursuivaient pour retrouver le plus de débris possible au fond de l’océan.
La même discrétion est de mise du côté de TWA et de Boeing. Dans une réponse aux plaintes déposées par Me Kreindler, conformément aux procédures américaines, Randal Kraft, un des avocats de TWA, a estimé mercredi que les poursuites étaient «prématurées» car la cause de l’explosion n’était pas encore identifiée.
Il pourrait s’agir d’un missile, d’une météorite ou d’un «acte de Dieu», selon ce texte.
La conclusion de l’enquête sera lourde de conséquences financières pour la compagnie aérienne comme pour l’avionneur: s’il s’agit d’un acte de sabotage dont ils ne sont pas responsables, TWA n’aura à verser que 75.000 dollars par décès, au terme de la Convention de Varsovie sur le transport aérien.
Les indemnisations seraient faramineuses si leur responsabilité est engagée. Dans l’affaire de Lockerbie, Me Kreindler a obtenu 500 millions de dollars de PanAm, contribuant à la faillite d’une compagnie aérienne déjà mal en point.
Pour leur part, les familles des victimes, dont certaines sont dans une profonde détresse financière après la perte d’un chef de famille, veulent obtenir dès maintenant ces 75.000 dollars de TWA, sans préjuger des poursuites judiciaires éventuelles.
NEW YORK, 17 Janvier (AFP). — Six mois après l’explosion en vol non loin de New York d’un Boeing de la compagnie américaine TWA, dont les 230 occupants sont morts, la thèse de l’accident semble prévaloir bien qu’officiellement l’enquête n’ait encore abouti à aucune conclusion.Le coup le plus sévère porté aux deux autres hypothèses, celle du missile et d’une bombe, est venu mi-décembre lorsque le National Transportation Safety Board (NTSB, agence fédérale pour la sécurité des transports), qui coiffe l’enquête, a lancé une série de «recommandations urgentes» aux autorités de l’aviation civile (FAA).Dans un communiqué, le NTSB recommandait en particulier à la FAA d’inciter les compagnies aériennes à prendre des mesures pour protéger les réservoirs de carburant des sources de chaleur qui...