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Actualités - Chronologie

Diana en campagne pour l'interdiction des mines antipersonnel

LUANDA, 13 Janvier (AFP). — L’Angola, pays ravagé par près de 20 ans de guerre civile, a accueilli lundi dernier Diana, princesse de Galles, porte-drapeau pendant quatre jours de la campagne pour l’interdiction des mines antipersonnel menée depuis le début 1994 par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR).
A son arrivée, Diana, portant un blazer bleu-marine sur un T-shirt blanc et des mocassins, a souhaité que le monde prenne conscience du problème «vital mais négligé des mines».
«En venant en Angola, nous serons à même d’observer les effets dévastateurs de ces armes sur la vie de ce pays», a-t-elle déclaré.
«Il ne pouvait pas avoir d’endroit plus approprié pour commencer cette campagne que l’Angola», car ce pays a le pourcentage le plus élevé du monde d’amputés par nombre d’habitants, un pour 334, a-t-elle poursuivi.
«Ce chiffre à lui seul est une raison suffisante pour que la communauté internationale travaille pour mettre fin à l’utilisation de telles armes», a ajouté la princesse de Galles.
«C’est un grand privilège pour moi d’avoir été invitée en Angola pour soutenir la Croix-Rouge dans sa campagne pour interdire, une fois pour toutes, les mines anti-personnel».
Diana a ajouté que, selon des estimations, 2.000 personnes sont tuées ou mutilées tous les mois dans le monde par des mines antipersonnel.

Une mine par habitant

L’Angola est l’un des pays les plus affectés par les mines. On en compte au moins 9 millions, selon la Croix-Rouge, soit près d’une mine par habitant.
Accueillie à son arrivée à Luanda par le ministre angolais des Affaires étrangères, Diana devait avoir dans l’après-midi un entretien avec Mme Ana Paula dos Santos, l’épouse du président de la République. Elle sera également reçue par le ministre chargé de la Réhabilitation sociale, M. Albino Malungo.
Mardi, Diana s’est rendue à Huambo (centre), deuxième ville du pays où elle visitera un centre orthopédique de la Croix-Rouge et un centre médical.
Elle ira ensuite à Kuito, une ville en ruines qui témoigne de la violence des combats qui y avaient eu lieu en 1993. Quelque 25.000 personnes avaient été tuées lors de la bataille pour Kuito. A Kuito, les quelques milliers d’habitants n’ayant pas fui la ville cotoient quotidiennement des centaines de mines, de toutes provenances, qui avaient été posées par les deux armées adverses.
Une organisation britannique Halo-Trust, spécialisée dans le déminage, est basée à Kuito pour tenter de nettoyer la ville de tout type d’explosif.
Diana, qui s’est rendue en Angola uniquement au titre d’ambassadrice de bonne volonté de la Croix-Rouge, même si elle séjourne à la résidence de l’ambassadeur de Grande-Bretagne à Luanda, quittera le pays jeudi.
La visite de la princesse de Galles intervient au moment où le processus de paix angolais entre dans une phase importante avec la formation, en principe, le 23 janvier, d’un gouvernement d’unité et de réconciliation nationales avec la participation de personnalités venant de l’UNITA (ex-rébellion armée) et le début de l’incorporation dans l’armée nationale d’anciens soldats rebelles.
Les accords de paix inter-angolais avaient été signés en novembre 1994 à Lusaka mais leur mise en œuvre, sous la supervision de 7.000 Casques bleus de l’ONU, a été longue et laborieuse.
LUANDA, 13 Janvier (AFP). — L’Angola, pays ravagé par près de 20 ans de guerre civile, a accueilli lundi dernier Diana, princesse de Galles, porte-drapeau pendant quatre jours de la campagne pour l’interdiction des mines antipersonnel menée depuis le début 1994 par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR).A son arrivée, Diana, portant un blazer bleu-marine sur un T-shirt blanc et des mocassins, a souhaité que le monde prenne conscience du problème «vital mais négligé des mines».«En venant en Angola, nous serons à même d’observer les effets dévastateurs de ces armes sur la vie de ce pays», a-t-elle déclaré.«Il ne pouvait pas avoir d’endroit plus approprié pour commencer cette campagne que l’Angola», car ce pays a le pourcentage le plus élevé du monde d’amputés par nombre d’habitants, un...