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Dernières Infos - Yémen

Plus de 2 000 personnes ont fui vers Djibouti, selon l'ONU


Un combattant se tient près de véhicules militaires endommagés, tandis qu'une victime gît au sol, au lendemain de ce qu'une chaîne de télévision des houthis présente comme des frappes contre les forces progouvernementales dans un lieu non précisé au Yémen, sur cette image tirée d'une vidéo diffusée le 12 septembre 2026. Photo Al-Masirah TV via REUTERS

Plus de 2.000 personnes ont fui par bateau depuis jeudi soir le Yémen, en proie à des combats entre forces gouvernementales et les houthis, vers Djibouti, a affirmé dimanche l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).

Les houthis, qui contrôlaient jusque-là une grande partie du nord du pays, dont la capitale Sanaa, et Hodeida (ouest), ont progressé sur la côte en quelques jours, s'emparant jeudi de la ville portuaire de Mokha. Ils ont ensuite pris le contrôle de la côte et des îles en mer Rouge, consolidant le lendemain leur emprise sur le détroit stratégique de Bab el-Mandeb, par lequel passe le trafic maritime à destination et en provenance du canal de Suez.

Les combats de ces dernières semaines ont fait des centaines de morts et ont provoqué le déplacement de dizaines de milliers de personnes, l'OIM craignant une augmentation des déplacés dans les prochains jours. « Plus de 2,000 personnes fuyant les hostilités au Yémen ont rejoint les côtes de Djibouti », a écrit sur X l'organisation onusienne, précisant à l'AFP que les premières arrivées ont eu lieu jeudi soir. L'OIM « apporte une assistance immédiate à Obock », dans le nord de Djibouti, poursuivant que « plus de soutien est nécessaire ». Samedi soir, le ministre djiboutien de l'Economie, Ilyas Moussa Dawaleh, avait affirmé que 1.400 réfugiés étaient arrivés depuis le Yémen à Djibouti « ces dernières 24 heures ».

Face au Yémen, Djibouti, petit pays de la Corne de l'Afrique, borde le détroit de Bab el-Mandeb donnant accès à la mer Rouge depuis le golfe d'Aden et par lequel transite une grande part du commerce entre l'Asie et l'Europe. Ce passage a gagné en importance, notamment pour les exportations saoudiennes de pétrole, depuis le verrouillage par l'Iran du détroit d'Ormuz, de l'autre côté de la péninsule arabique.

Djibouti, l'un des pays les moins peuplés du continent africain avec environ un million d'habitants, est un des lieux privilégiés par les migrants, la plupart éthiopiens, qui empruntent cette « Route de l'Est » pour tenter d'atteindre les pays du Golfe riches en pétrole. Selon l'ONU, au moins 76.000 personnes ont été déplacées au Yémen depuis juillet, leur nombre ayant quadruplé au cours de la semaine écoulée en raison d'une recrudescence des combats.

Ces affrontements avec les forces pro-gouvernementales ont fait des centaines de morts dans les deux camps. Sur ses seulement 23.000 km2, Djibouti accueille des bases militaires de cinq puissances (France, Etats-Unis, Chine, Japon, Italie), engendrant d'importants bénéfices financiers, mais aussi sécuritaires et politiques.

Plus de 2.000 personnes ont fui par bateau depuis jeudi soir le Yémen, en proie à des combats entre forces gouvernementales et les houthis, vers Djibouti, a affirmé dimanche l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).Les houthis, qui contrôlaient jusque-là une grande partie du nord du pays, dont la capitale Sanaa, et Hodeida (ouest), ont progressé sur la côte en quelques jours, s'emparant jeudi de la ville portuaire de Mokha. Ils ont ensuite pris le contrôle de la côte et des îles en mer Rouge, consolidant le lendemain leur emprise sur le détroit stratégique de Bab el-Mandeb, par lequel passe le trafic maritime à destination et en provenance du canal de Suez.Les combats de ces dernières semaines ont fait des centaines de morts et ont provoqué le déplacement de dizaines de milliers de personnes,...