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L’armée libanaise accuse la presse israélienne de « déformer la réalité » et assure « s’acquitter de sa mission »


L’armée libanaise accuse la presse israélienne de « déformer la réalité » et assure « s’acquitter de sa mission »

Des soldats libanais déployés dans le village de Zaoutar el-Charqiyé, au Liban-Sud, le 21 juillet 2026. Photo armée libanaise / via l'AFP

L’armée libanaise a contre-attaqué mercredi face aux campagnes menées contre elle dans la presse israélienne, à l'heure où Tel-Aviv fait pression pour que la troupe désarme le Hezbollah. Ce désarmement est posé comme condition préalable à tout arrêt des attaques israéliennes et au retrait des forces occupant une « zone tampon » de 620 km2 en territoire libanais.

« Ces derniers temps, des allégations attribuées à des médias israéliens hostiles ont circulé au sujet de positions prétendument liées à l’armée, à ses missions dans le Sud, ainsi qu’à d’autres informations fabriquées de toutes pièces », a dénoncé l'armée libanaise dans un communiqué. La veille, la chaîne 11 israélienne avait rapporté des informations d'un « responsable américain » anonyme, selon lequel des généraux libanais avaient fait part de leur volonté qu'Israël reste au Liban-Sud occupé, afin d'éviter que le Hezbollah ne s'y déploie à nouveau « rapidement ». Tous les membres de l'armée « respectent ses directives et les missions qui leur sont confiées. Ils s’acquittent de leurs devoirs en étant convaincus de leur responsabilité nationale dans la défense de la souveraineté du Liban, de sa sécurité et de sa stabilité, loin de tout calcul ou considération d’une autre nature », a insisté la troupe.

L'armée libanaise est chargée de désarmer le Hezbollah, dans le cadre d'un engagement pris en août dernier par les autorités libanaises, mais également de l'accord-cadre avec Israël qui prévoit un déploiement militaire dans des « zones pilotes », qui doivent être débarrassées de toute infrastructure du parti-milice. Par ailleurs, des négociations sont en cours en coulisses concernant le sort du site militaire du Hezbollah qui se trouverait sous la crête de Ali Taher, dans le caza de Nabatiyé, sur laquelle Israël mène des attaques quotidiennes et dans laquelle se trouveraient encore des combattants du parti chiite mais également des membres des gardiens de la révolution. Si Tel-Aviv et Washington, parrain de l'accord-cadre du 26 juin avec Beyrouth, exigent le désarmement total du Hezbollah, ce dernier refuse de remettre ses armes au nord du fleuve Litani. Dans ce cadre, il refuse que l'armée pénètre dans le site de Ali Taher, avançant qu'il se situe au nord du fleuve.

C’est dans le cadre de ces pressions israélo-américaines exercées sur le Liban, que le média public israélien Kan avait indiqué lundi soir qu’Israël se montrait « insatisfait des résultats obtenus jusqu'à présent par l'armée libanaise dans les zones pilotes où elle est chargée de désarmer le Hezbollah dans le sud du pays, un mois et demi après le lancement de ce dispositif ». Selon la chaîne, « les progrès réalisés sur le terrain sont jugés insuffisants par Israël ».

Dénonçant les « rumeurs » lancées par Israël et le timing de leur diffusion, l’armée libanaise évoque « la gravité des tentatives ciblant l’armée et son commandement, à semer le doute au sein de l’institution et à ébranler la confiance entre celle-ci et les Libanais ». « Les campagnes de désinformation, quelles que soient les parties qui se trouvent derrière elles, n’affecteront ni la cohésion de l’institution militaire ni l’accomplissement de ses devoirs, et ne l’empêcheront pas de poursuivre l’exécution de ses missions afin de préserver la sécurité et la stabilité du Liban », a encore souligné le communiqué.


L’armée libanaise a contre-attaqué mercredi face aux campagnes menées contre elle dans la presse israélienne, à l'heure où Tel-Aviv fait pression pour que la troupe désarme le Hezbollah. Ce désarmement est posé comme condition préalable à tout arrêt des attaques israéliennes et au retrait des forces occupant une « zone tampon » de 620 km2 en territoire libanais. « Ces derniers temps, des allégations attribuées à des médias israéliens hostiles ont circulé au sujet de positions prétendument liées à l’armée, à ses missions dans le Sud, ainsi qu’à d’autres informations fabriquées de toutes pièces », a dénoncé l'armée libanaise dans un communiqué. La veille, la chaîne 11 israélienne avait rapporté des informations d'un « responsable américain » anonyme, selon lequel des généraux...