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À Belgrade, Menassa appelle à faire pression sur Israël pour qu’il respecte ses engagements

Le ministre de la Défense a prononcé un discours au nom du chef de l’État, au sommet des non-alignés en Serbie.

À Belgrade, Menassa appelle à faire pression sur Israël pour qu’il respecte ses engagements

Michel Menassa, ministre de la Défense, prononçant le 1er septembre 2026 le mot du Liban au sommet du Mouvement des non-alignés à Belgrade, en Serbie. Photo ANI

Le ministre libanais de la Défense, Michel Menassa, a appelé mardi la communauté internationale à « faire pression sur Israël pour qu’il respecte ses engagements », estimant que cela permettrait aux institutions libanaises de « reprendre leur rôle et à l’armée de se déployer le long des frontières internationalement reconnues, afin d’y instaurer la stabilité et faire revenir la paix ».

M. Menassa s’exprimait lors du sommet commémoratif du Mouvement des non-alignés, organisé les 31 août et 1er septembre à Belgrade à l’occasion du 65e anniversaire de la première conférence du mouvement, tenue en 1961 dans la capitale serbe. Ce mouvement rejetait à l’époque toute allégeance à l’un des deux grands blocs de la guerre froide : l’Occident conduit par les États-Unis et le monde communiste mené par l’URSS. Le Liban, qui compte parmi ses pays fondateurs, participe à cette réunion aux côtés d’une trentaine d’États.

Dans son discours, le ministre a décrit la situation « dramatique » au Liban après le déclenchement, le 2 mars, de la nouvelle guerre entre Israël et le Hezbollah : près de 4 500 morts, plus de 12 500 blessés et plus de 60 000 logements détruits, a-t-il affirmé. Il a également accusé Israël d’avoir ciblé des institutions publiques, notamment l’armée libanaise, ainsi que des villes et villages entiers.

Sans évoquer directement les négociations entre le Liban et Israël, actuellement dans l’impasse, ni l’accord-cadre conclu en juin à Washington, M. Menassa faisait référence aux engagements prévus par ce texte, qui prévoit un retrait progressif de l’armée israélienne du Liban-Sud, suivi d’un déploiement de l’armée libanaise. Jusqu’à présent, une seule des « zones pilotes » prévues par l’accord a été évacuée par Israël.

Le ministre a par ailleurs affirmé que le Liban traversait une « étape très délicate » et cherchait à « retrouver sa décision nationale », notamment en consacrant le monopole des institutions officielles sur les armes. L’objectif, selon lui, est de « clore le chapitre des guerres et des divisions ».

Depuis l’élection de Joseph Aoun à la présidence et la formation du gouvernement de Nawaf Salam, début 2025, les autorités libanaises affichent leur volonté d’étendre le monopole de l’État sur les armes et de désarmer les groupes armés, au premier rang desquels le Hezbollah. Cette démarche se heurte toutefois au refus du parti chiite, tandis que la reprise des hostilités en mars, dans le contexte de la guerre entre Israël, les États-Unis et l’Iran, a de nouveau plongé le Liban dans un conflit dévastateur.


Le ministre libanais de la Défense, Michel Menassa, a appelé mardi la communauté internationale à « faire pression sur Israël pour qu’il respecte ses engagements », estimant que cela permettrait aux institutions libanaises de « reprendre leur rôle et à l’armée de se déployer le long des frontières internationalement reconnues, afin d’y instaurer la stabilité et faire revenir la paix ».M. Menassa s’exprimait lors du sommet commémoratif du Mouvement des non-alignés, organisé les 31 août et 1er septembre à Belgrade à l’occasion du 65e anniversaire de la première conférence du mouvement, tenue en 1961 dans la capitale serbe. Ce mouvement rejetait à l’époque toute allégeance à l’un des deux grands blocs de la guerre froide : l’Occident conduit par les États-Unis et le monde communiste mené par...