Des ouvriers opérant des excavatrices pour évacuer de la boue dans le Bazar de Dhunge, au Népal, le 29 août 2026, après après une crue dévastatrice. Photo PRABIN RANABHAT / AFP
Les autorités népalaises ont annoncé dimanche avoir commencé à enterrer certains des centaines de corps retrouvés après la coulée de boue dévastatrice, après avoir prélevé des échantillons d'ADN sur chaque victime et marqué les dépouilles, afin que les familles puissent plus tard les faire exhumer pour les rites funéraires.
Au Népal à majorité hindoue, les morts sont traditionnellement incinérés sur des bûchers funéraires, si bien que les inhumations sont considérées comme un stockage à long terme jusqu'à ce que les familles puissent les récupérer.
Le secrétaire aux Affaires étrangères, Amrit Bahadur Rai, a déclaré aux journalistes que tous les corps enterrés étaient soigneusement répertoriés. L'annonce de ces inhumations intervient alors que l'autorité en charge des situations d'urgence a porté le bilan de la catastrophe à 752 morts côté Népal, et plus de 2.500 personnes disparues, dont 589 étrangers.
Les médias d'Etat chinois ont, pour leur part, fait état de 16 morts au Tibet et 546 personnes portées disparues. « Conformément aux protocoles standards et reconnus, tels que ceux du CICR (Croix-Rouge), les dépouilles des victimes, en particulier celles qui ne sont pas identifiables (...) ont été temporairement enterrées », a déclaré Amrit Bahadur Rai aux journalistes.
« Les équipes médicales ont prélevé des échantillons d'ADN sur chaque victime avant l'inhumation afin que les familles puissent procéder à des correspondances ultérieures, et qu'elles soient autorisées à exhumer les corps pour les rites nécessaires ».
Face à l'accumulation des dépouilles, le Népal a lancé un appel pour obtenir des unités de stockage réfrigérées et des kits de tests ADN. « Nous avons sollicité différents pays pour des congélateurs ; il nous en faudra plus d'un millier et nous avons commencé à en recevoir », a déclaré Rai. « De nombreux corps ont été récupérés, et ils ont commencé à se décomposer. Afin de préserver la santé publique, nous avons dû enterrer les corps en décomposition », a-t-il ajouté.

