Des nuages de fumée après des frappes revendiquées par les houthis contre une raffinerie d'Aramco à Jizan, en Arabie saoudite, le 25 juillet 2026. Photo via AFP
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a estimé samedi qu'il n'existait « pas de solution militaire » aux affrontements entre les rebelles houthis au Yémen, soutenus par Téhéran, et l'Arabie saoudite.
Dans une interview publiée samedi par le quotidien d'Etat Iran Daily, M. Araghchi a par ailleurs appelé au « dialogue » entre les belligérants, alors qu'une guerre oppose depuis des mois son pays aux Etats-Unis et s'est étendue dans la région. Il a affirmé que les incidents survenus dans la zone du détroit de Bab el-Mandeb, qui relie la mer Rouge au golfe d'Aden, étaient « enracinés dans d'anciens différends et problèmes entre le Yémen, l'Arabie saoudite et les pays de la région ».
Après quatre ans de trêve entre les houthis et l'Arabie saoudite, qui avait soutenu militairement à partir de 2015 le gouvernement yéménite contre les rebelles, les hostilités ont repris le 13 juillet entre les deux camps. Les houthis, qui avaient attaqué la semaine dernière un aéroport saoudien, ont revendiqué samedi un tir de missile contre la ville côtière de Jizan, près de la frontière avec le Yémen. Les rebelles avaient auparavant fait état de frappes saoudiennes sur Hodeida, port qu'ils contrôlent sur la côte ouest du Yémen, promettant de riposter. Ils ont par ailleurs annoncé lundi vouloir bloquer le trafic en mer Rouge et dans le golfe d'Aden des navires saoudiens.

