Vue aérienne du site de l'ambassade des États-Unis au Liban. Photo d'archive tirée du compte X de l'ambassade
Les États-Unis ont renouvelé samedi leur avertissement aux voyageurs concernant le Moyen-Orient, exhortant les Américains présents dans la région à la prudence et réitérant leur recommandation de longue date de ne pas se rendre au Liban.
« En raison des vives tensions au Moyen-Orient, la situation sécuritaire demeure complexe et susceptible de connaître une escalade imprévue », lit-on dans un communiqué du département d'État américain, publié par l'ambassade des États-Unis à Beyrouth. « Nous rappelons aux Américains se trouvant dans la région qu'ils doivent continuer à faire preuve de prudence et nous les encourageons à suivre l'actualité pour se tenir informés des derniers développements. »
Le département d'État a également conseillé aux Américains voyageant dans la région ou y transitant de vérifier auprès de leur compagnie aérienne que leurs vols sont bien maintenus.
Le communiqué souligne que les citoyens américains « ne devraient pas se rendre au Liban et devraient reconsidérer tout déplacement vers ou à travers le Moyen-Orient ».
Le Liban reste classé au niveau 4 — le plus élevé — de l'avis aux voyageurs du département d'État, ce qui signifie qu'il est conseillé aux Américains de ne pas s'y rendre, quel que soit le motif. Bien que le Liban soit soumis à cet avis de niveau 4 depuis des années, Washington émet régulièrement des rappels lors des périodes de tensions régionales accrues.
Les tensions se sont à nouveau intensifiées ces derniers jours, alors que les États-Unis continuent de frapper l'Iran, qui riposte par des attaques visant les pays du Golfe. La crainte que le conflit ne s'étende à d'autres fronts grandit. À peine trois jours après le déclenchement du conflit entre les États-Unis et la République islamique en février, les combats avaient repris entre le Hezbollah et Israël.
En février, quelques jours après le début du conflit régional, l'ambassade des États-Unis au Liban a décrété le départ du personnel non essentiel et des membres de leur famille, invoquant la « situation sécuritaire à Beyrouth ».

