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Dernières Infos - Syrie

La Syrie retrouve son droit de vote au sein de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques


Des mannequins sont exposés devant une boutique de vêtements dans un ancien marché situé à proximité de la mosquée des Omeyyades, à Damas, le 9 juillet 2026. Photo LOUAI BESHARA / AFP

L'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques a annoncé jeudi restaurer le droit de vote de la Syrie, conséquences de « mesures concrètes » prises par le pays depuis la chute de Bachar al-Assad pour démanteler son arsenal de substances interdites.

En 2021, l'OIAC, qui siège à La Haye, avait pris la décision sans précédent de retirer à Damas son droit de vote après avoir constaté que son armée de l'air avait utilisé du sarin, un agent neurotoxique, et du chlore gazeux contre sa propre population. Le 21 août 2013, une attaque chimique attribuée au gouvernement syrien - lequel avait nié toute implication - dans la Ghouta orientale, banlieue de la capitale Damas avait fait plus de 1.000 morts selon les services de renseignement américains. Les images d'hommes, de femmes et surtout d'enfants inanimés, l'écume aux lèvres, avaient choqué le monde entier.

Par la suite, la Syrie avait rejoint l'OIAC, et accepté de révéler et de remettre ses stocks de produits toxiques en vue de leur destruction sous la pression de la Russie et des Etats-Unis. Mais le gouvernement Assad n'avait pas déclaré l'intégralité de son stock d'armes chimiques et avait tenté d'induire les inspecteurs en erreur.

Depuis sa chute fin 2024, les nouvelles autorités de Damas ont promis de coopérer avec l'organisation pour détruire les armes chimiques que l'ancien président a été accusé à plusieurs reprises d'avoir utilisées pendant les plus de treize années de guerre civile en Syrie. Elles ont autorisé les inspecteurs de l'OIAC à établir une présence permanente dans le pays pour documenter les sites suspects d'armes chimiques et interroger les témoins des attaques passées.

« Le nouveau gouvernement syrien s'est engagé à respecter les obligations de la Syrie au titre de la Convention (sur les armes chimiques) et a depuis pris des mesures concrètes pour coopérer à la réalisation de cet objectif », a estimé l'OIAC dans un communiqué. Cette décision « marque une nouvelle étape importante dans les efforts déployés par l'OIAC pour parvenir à l'élimination complète et vérifiée de toutes les armes chimiques restantes associées à l'ancien gouvernement syrien », a déclaré son directeur général Fernando Arias.

Le ministère syrien des Affaires étrangères a salué dans un communiqué publié sur Telegram l'annonce de l'instance, qui « reflète la confiance de la communauté internationale dans les réformes entreprises par la Syrie et dans les efforts de ses institutions pour tenir ses engagements ». Il a réaffirmé son « engagement dans une coopération pleine et transparente » avec l'Organisation.

L'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques a annoncé jeudi restaurer le droit de vote de la Syrie, conséquences de « mesures concrètes » prises par le pays depuis la chute de Bachar al-Assad pour démanteler son arsenal de substances interdites.En 2021, l'OIAC, qui siège à La Haye, avait pris la décision sans précédent de retirer à Damas son droit de vote après avoir constaté que son armée de l'air avait utilisé du sarin, un agent neurotoxique, et du chlore gazeux contre sa propre population. Le 21 août 2013, une attaque chimique attribuée au gouvernement syrien - lequel avait nié toute implication - dans la Ghouta orientale, banlieue de la capitale Damas avait fait plus de 1.000 morts selon les services de renseignement américains. Les images d'hommes, de femmes et surtout d'enfants...