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Moyen-Orient - Portrait

Législatives israéliennes : Gadi Eisenkot, le militariste « réfléchi » qui grimpe dans les sondages

L’ancien chef d’état-major des armées a lancé son parti politique en septembre dernier, attendant patiemment pour former d’éventuelles alliances en vue des législatives.

Législatives israéliennes : Gadi Eisenkot, le militariste « réfléchi » qui grimpe dans les sondages

Le chef d'opposition et ancien chef d'état-major israélien, Gadi Eisenkot, au moment du lancement de sa campagne électorale en vue des législatives prévues d'ici fin octobre, le 30 juin 2026, près de Hod Hasharon, en Israël. Photo Amir Cohen/Reuters

« Je voulais qu’il soit rabbin. » C’est ce qu’aurait dit sa mère lorsque Gadi Eisenkot a été nommé à la tête de l’armée israélienne en 2015. Une pointe de déception qui n’enlevait rien à son émotion, elle, la modeste immigrée d’origine marocaine, comme son mari. Car leur fils a monté les échelons petit à petit, enrôlé depuis ses 18 ans, lançant sa carrière dans la brigade Golani. Aujourd’hui, il ambitionne de devenir Premier ministre dans le but de tourner une fois pour toute la page de Benjamin Netanyahu dans l’histoire de l’Etat hébreu. Et son profil attire. D’aucuns considèrent en Israël qu’il incarne l’antithèse du Premier ministre sortant, représentant en outre ses concitoyens issus de la « périphérie ». Né en 1960 de parents étrangers à Tibériade, dans le nord, il a grandi dans la ville d’Eilat, la plus méridionale du pays, entre...
« Je voulais qu’il soit rabbin. » C’est ce qu’aurait dit sa mère lorsque Gadi Eisenkot a été nommé à la tête de l’armée israélienne en 2015. Une pointe de déception qui n’enlevait rien à son émotion, elle, la modeste immigrée d’origine marocaine, comme son mari. Car leur fils a monté les échelons petit à petit, enrôlé depuis ses 18 ans, lançant sa carrière dans la brigade Golani. Aujourd’hui, il ambitionne de devenir Premier ministre dans le but de tourner une fois pour toute la page de Benjamin Netanyahu dans l’histoire de l’Etat hébreu. Et son profil attire. D’aucuns considèrent en Israël qu’il incarne l’antithèse du Premier ministre sortant, représentant en outre ses concitoyens issus de la « périphérie ». Né en 1960 de parents étrangers à Tibériade, dans le nord, il a grandi...
commentaires (4)

Il y a =, chez lui, à boire et à manger, mais il semble, tout de même "un peu moins pire" que Bibi. wait and see!

Yves Prevost

07 h 24, le 14 juillet 2026

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Commentaires (4)

  • Il y a =, chez lui, à boire et à manger, mais il semble, tout de même "un peu moins pire" que Bibi. wait and see!

    Yves Prevost

    07 h 24, le 14 juillet 2026

  • Je ne suis pas aussi pessimiste que mes co-lecteurs. Un changement à la tête en Israël est tout à fait significatif. Bien sûr, tout gouvernement Israélien mettra la sécurité d’Israël au premier plan, mais si l’on considère que la sécurité d’Israël entraine avec elle la sécurité du Liban, ce n’est pas en soi une mauvaise chose. Ce qui changera, c’est la méthode. Une approche “donnant-donnant” me semble plus avantageuse pour nous que le statut quo, ou l’un donne et l’autre prend… Mais tous ces changements, c’est pour novembre au plus tôt. En attendant, il faut se débarasser du Hezb, aujourd’hui!

    Alain

    11 h 58, le 09 juillet 2026

  • Je ne crois pas que le peuple libanais soit responsable ou ait son destin entre ses mains Si le voisin s’emploie à tuer dans l’oeuf tout progrès, si sa strategie est de te maintenir dans un etat de faiblesse et de précarité chronique, alors le status quo perdurera tant que personne ne l’arrete Le Liban ne peut compter que sur un alignement avec les interets strategiques des puissances environnantes qui diraient stop a israel A ce moment là seulement les ibanais auront leur destin en mains

    Phenix

    16 h 16, le 08 juillet 2026

  • Hélas, c'est du pareil au même... Rien ne changera en Israël, encore et toujours tout est et le sera toujours, autour de centaines de «nuances de gris». Gris foncé ou gris pâle, l'exécutif demeure gris. Israël en premier, avant tout, et au-dessus de tout! Ne regardons surtout pas, nous libanais, cela comme changement important pour le Liban... Que ce soit, Israël, Iran, USA (et on y rajoute la Syrie de nouveau aujourd'hui) rien ne redonnera au Liban sa grandeur sinon son peuple... et non les aspirations hégémoniques de ces «sponsors» démoniaques.

    Christian Samman

    14 h 34, le 08 juillet 2026

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