Des Yéménites tirent à la mitrailleuse lourde lors d’un rassemblement de soutien au Liban et à l’Iran, dans les environs de Sanaa, la capitale contrôlée par les Houthis, le 2 juillet 2026. Photo Mohammed Huwais / AFP
Les rebelles houthis du Yémen, alliés de l'Iran, ont menacé vendredi de frapper des aéroports et actifs saoudiens en cas d' »agression » de la part de Riyad, qu'ils accusent d'une intrusion dans leur espace aérien.
« Nous mettons en garde l'ennemi saoudien criminel contre toute nouvelle tentative de violer notre espace aérien ou toute agression », qui « feront l'objet d'une riposte globale ciblant ses aéroports et ses intérêts vitaux sur terre et sur mer », a déclaré le porte-parole militaire houthi Yahya Saree dans un message vidéo. Selon lui, les houthis ont déjoué une tentative d'intrusion d'avions militaires saoudiens dans leur espace aérien à 05H20 (02H20 GMT) visant à « empêcher un avion civil iranien transportant plus de 200 citoyens bloqués, blessés et malades d'atterrir à l'aéroport international de Sanaa ».
Les médias houthis avaient plus tôt indiqué que cet avion avait atterri, ajoutant qu'il était reparti vers Téhéran avec à son bord la délégation houthie devant assister aux funérailles de l'ancien guide suprême iranien, Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive américano-israélienne ayant déclenché la guerre au Moyen-Orient.
Les houthis, qui contrôlent la majeure partie du nord du Yémen, s'étaient joint au conflit le 28 mars en soutien à Téhéran, lançant plusieurs missiles en direction d'Israël avant l'instauration d'un cessez-le-feu dans la région. Le pays, le plus pauvre de la péninsule arabique, est divisé depuis plus d'une décennie entre ces rebelles et les forces du gouvernement, appuyé par l'Arabie saoudite.


Joumblatt à « L’OLJ » : Je ne ferai pas partie d’une coalition pour faire tomber l’accord-cadre entre le Liban et Israël