Une délégation du Hezbollah et les familles de hauts commandants du parti rendent hommage au Guide suprême iranien Ali Khamenei à Téhéran, le 3 juillet 2026. Capture d'écran du compte Instagram d'Al Mayadeen / almayadeenlebanon
Le ministre libanais de la Défense, Michel Menassa, est arrivé vendredi à Téhéran pour représenter le Liban lors de la cérémonie officielle en hommage au guide suprême iranien, Ali Khamenei, assassiné dans une frappe israélienne le 28 février. M. Menassa a été accueilli à l'aéroport de Téhéran par une délégation officielle iranienne et par l'ambassadeur du Liban en Iran, Ahmed Soueidane.
De son côté, une délégation du Hezbollah ainsi que des familles de hauts commandants du parti, notamment celles de l’ancien secrétaire général assassiné Hassan Nasrallah et du grand cadre, assassiné lui aussi, Imad Moughniyé, se sont également déplacées pour assister à l'événement, selon des images diffusées par la chaîne Al-Mayadeen.
Toujours selon les informations d’Al-Mayadeen, la délégation du Hezbollah comprenait notamment les députés Hassan Ezzeddine et Ali Fayad, ainsi que le vice-chef du bureau politique, Mahmoud Comati, et le chef du conseil exécutif, Mohammad Fneich.
Le groupe s'est rassemblé près du cercueil de Khamenei. Plusieurs membres de la délégation ont laissé transparaître leur émotion, certains semblant en larmes alors qu'ils lui rendaient un dernier hommage à l’ancien guide suprême, qui a dirigé l’Iran durant près de trois décennies.
Le Hezbollah a appelé, dans un communiqué publié vendredi, à un rassemblement sur la place Achoura, dans la banlieue sud de Beyrouth, mercredi à 21 heures, « pour coïncider avec les funérailles du défunt Guide suprême iranien Ali Khamenei ». L'appel incite les partisans à participer à des « rassemblements populaires libanais et internationaux » organisés en parallèle aux cérémonies officielles en Iran.
En mars 2026, le gouvernement libanais a décidé d'expulser l'ambassadeur d'Iran, invoquant des violations répétées des traités diplomatiques et les tentatives de Téhéran de prendre le contrôle de la sécurité libanaise. Le conflit plus large opposant les États-Unis, Israël et l'Iran a également durement affecté le Liban. À la suite de l’assassinat du guide suprême iranien, au premier jour de cette guerre, le Hezbollah a lancé des représailles contre le nord d'Israël le 2 mars, entraînant le Liban dans le conflit régional. Les tensions se sont encore accrues lorsque l'Iran a tenté de lier directement les négociations de cessez-le-feu et de paix avec les États-Unis et Israël à la guerre au Liban, alors que ce pays mène ses propres pourparlers directs avec Israël, en vue d’obtenir le retrait de ses troupes du Liban-Sud.


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