Une fresque murale ornant la façade d'un bâtiment représente des personnalités disparues proches du gouvernement iranien, telles que le défunt président Ebrahim Raïssi, le commandant des gardiens de la révolution islamique Kassem Soleimani, assassiné, le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah, également assassiné, place Vanak à Téhéran, le 29 juin 2026. Photo AFP
Deux membres du Corps des Gardiens de la Révolution islamique, l'armée idéologique de l'Iran, ont été tués par balles dans la ville de Paveh (ouest), près de la frontière avec la région autonome du Kurdistan irakien, ont rapporté mardi les médias d'Etat.
Selon la télévision publique, les deux hommes ont été victimes d'un « acte terroriste et lâche ». Deux autres membres des Gardiens ont également été blessés.
L'identité des auteurs n'était pas connue dans l'immédiat.
Selon la télévision iranienne, « les circonstances exactes de l'incident ainsi que les mesures visant à identifier les responsables font l'objet d'un examen par les autorités compétentes ».
Téhéran accuse régulièrement des groupes séparatistes kurdes opérant près de la frontière d'être impliqués dans des attaques dans cette région, les soupçonnant d'entretenir des liens avec les Etats-Unis et Israël, ses ennemis déclarés.
Par ailleurs, lundi, dans la ville de Saravan, au sein de la province du Sistan-Baloutchistan (sud-est), « le véhicule d'une famille a été pris pour cible par des tirs », a indiqué la télévision d'Etat, ajoutant que le père avait été tué. La mère a succombé par la suite à ses blessures.
Les autorités n'ont pas, dans l'immédiat, identifié les responsables de cette attaque ni donné davantage de précisions sur les victimes.
D'après la télévision, l'attaque a été menée par des « mercenaires sionistes-américains », formule employée par les responsables iraniens pour désigner des groupes séparatistes ou armés.
Le Sistan-Baloutchistan, frontalier du Pakistan et de l'Afghanistan, est depuis longtemps le théâtre d'affrontements entre forces de sécurité, groupes insurgés et trafiquants de drogue.
Cette province, qui compte parmi les plus pauvres d'Iran, abrite une importante population baloutche, majoritairement musulmane sunnite.

