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Dernières Infos - guerre au liban 2026

Guerre au Liban : 400 000 personnes sont retournées dans leur région d’origine, soit 40% des déplacés, annonce Sayyed


Guerre au Liban : 400 000 personnes sont retournées dans leur région d’origine, soit 40% des déplacés, annonce Sayyed

Des embouteillages vers Tyr, au Liban-Sud, le vendredi 17 avril 2026, suite à l'annonce d'un memorandum d'entente entre Téhéran et Washington, comprenant un cessez-le-feu au Liban. Photo Mohammad Yassine / L'Orient-Le Jour

La ministre des Affaires sociales, Hanine Sayyed, a annoncé lundi que 400 000 déplacés au Liban, sur plus d’un million depuis le déclenchement de la guerre le 2 mars, étaient « retournés dans leurs région d’origine », soit « l’équivalent de 40 % des déplacés », rapporte l’Agence nationale d’information (Ani, officielle). Elle vante dans ce cadre une « dynamique claire de retour », à l'heure où l'armée israélienne se prépare toutefois à une occupation « de longue durée » au Liban-Sud, selon les propos lundi du ministre israélien de la Défense, Israël Katz, laissant des centaines de milliers de Libanais sans perspective de retour.

Citant le dernier rapport de la Croix-Rouge libanaise et de l’Unité de gestion des risques de catastrophes, Hanine Sayyed affirme que le nombre de déplacés hébergés dans les centres d’accueil est « tombé à 13 896 familles, soit 52 243 personnes, alors que le chiffre le plus élevé avait atteint 37 439 familles, soit 141 440 personnes ». « Cela signifie qu’environ 63 % des déplacés ont quitté les centres d’hébergement », dit-elle.

La ministre précise que « certains centres d’hébergement resteront ouverts pour accueillir les déplacés qui ne sont pas encore en mesure de regagner leur domicile ». « Le nombre de centres d’hébergement est passé de 692 au plus fort de la crise à 479 aujourd’hui, soit la fermeture de 213 centres. À Beyrouth, leur nombre est passé de 150 à 100 », indique-t-elle encore. Hanine Sayyed a ajouté que « le nombre de centres d’hébergement a diminué dans l’ensemble des cazas, à l’exception de celui de Nabatiyé, où des centres supplémentaires ont été ouverts pour accueillir les déplacés souhaitant rester à proximité de leurs villages ».

Elle a indiqué que « ces chiffres sont positifs, mais cela ne signifie pas que notre responsabilité a pris fin », affirmant que son ministère « place le dossier des déplacés au premier rang de ses priorités ». « Nous travaillons avec les bailleurs de fonds ainsi qu’avec les communautés locales et internationales afin de garantir la poursuite du soutien aux déplacés aussi longtemps qu’ils séjourneront dans les centres d’hébergement ou au sein des communautés d’accueil, de manière à favoriser un retour sûr et à renforcer la stabilité sociale, sécuritaire et économique », affirme-t-elle encore.

Mme Sayyed a également assuré que le le gouvernement travaillait à un « plan de retour, de relèvement et de reconstruction » pour les déplacés, qui « fera une distinction entre les personnes ayant besoin de réparations rapides, celles nécessitant une allocation temporaire de logement et celles devant bénéficier d’un hébergement provisoire pour une période plus longue ».

Elle précise qu'il sera mené « parallèlement à l’élaboration d’un plan global de reconstruction ». Samedi, le ministre des Finances, Yassine Jaber, avait appelé « les pays amis du Liban à soutenir les habitants du Sud » dans les efforts de reconstruction, et rappelé que les autorités préparent une conférence prévue en juillet, destinée à mobiliser près d'un milliard de dollars pour financer ce chantier. Selon une étude menée par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et le Conseil national de la recherche scientifique (CNRS), le Liban - ravagé depuis début mars par une nouvelle guerre entre Israël et le Hezbollah - a subi au 29 avril 2026 des dégâts estimés à plus d'un milliard de dollars, avec plus de 11 000 bâtiments totalement détruits dans le Sud.

La ministre des Affaires sociales, Hanine Sayyed, a annoncé lundi que 400 000 déplacés au Liban, sur plus d’un million depuis le déclenchement de la guerre le 2 mars, étaient « retournés dans leurs région d’origine », soit « l’équivalent de 40 % des déplacés », rapporte l’Agence nationale d’information (Ani, officielle). Elle vante dans ce cadre une « dynamique claire de retour », à l'heure où l'armée israélienne se prépare toutefois à une occupation « de longue durée » au Liban-Sud, selon les propos lundi du ministre israélien de la Défense, Israël Katz, laissant des centaines de milliers de Libanais sans perspective de retour. Citant le dernier rapport de la Croix-Rouge libanaise et de l’Unité de gestion des risques de catastrophes, Hanine Sayyed affirme que le nombre de déplacés...