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Culture - Grand Angle

La Biennale de Venise ou l’impossible neutralité de l’art

« Inspire, expire, relaxe. » Derrière cette invitation à ralentir, la grande manifestation d’art contemporain de la cité des Doges déploie, jusqu’au 22 novembre, une édition où 111 artistes et une centaine de pavillons nationaux interrogent un monde sous tension.

La Biennale de Venise ou l’impossible neutralité de l’art

Quand l'artiste libanais Raëd Yassine invite dans son photomontage la star du pop art Andy Warhol au Moyen-Orient. Photo Muriel Maalouf avec l'aimable autorisation de l'artiste

Avant que les œuvres ne captent les regards, c’est la politique qui s’est imposée à Venise. Entre le 6 et le 9 mai, des journées professionnelles à l’ouverture au public, la 61e biennale d’art a été marquée par une succession d’événements sans précédent : démission du jury à la veille de l’inauguration, grève de plusieurs pavillons, manifestations du collectif Pussy Riot et fermeture temporaire de près d’une trentaine de pavillons en solidarité avec les protestataires. Au cœur de la controverse, la présence des pavillons russe et israélien, alors que les dirigeants de ces deux pays sont accusés de crimes de guerre et de génocide par la Cour pénale internationale. Si les manifestations se sont depuis apaisées, la polémique continue de traverser cette édition, ravivant les débats sur la place des pavillons nationaux, le rôle des...
Avant que les œuvres ne captent les regards, c’est la politique qui s’est imposée à Venise. Entre le 6 et le 9 mai, des journées professionnelles à l’ouverture au public, la 61e biennale d’art a été marquée par une succession d’événements sans précédent : démission du jury à la veille de l’inauguration, grève de plusieurs pavillons, manifestations du collectif Pussy Riot et fermeture temporaire de près d’une trentaine de pavillons en solidarité avec les protestataires. Au cœur de la controverse, la présence des pavillons russe et israélien, alors que les dirigeants de ces deux pays sont accusés de crimes de guerre et de génocide par la Cour pénale internationale. Si les manifestations se sont depuis apaisées, la polémique continue de traverser cette édition, ravivant les débats sur la place des...
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