Le président français Emmanuel Macron lors d'un discours prononcé conjointement avec la Première ministre italienne Giorgia Meloni, à l'issue d'une cérémonie de signature d'accords dans le cadre d'un sommet franco-italien à Antibes, sur la Côte d'Azur, dans le sud de la France, le 25 juin 2026. Photo Manon Cruz / POOL / AFP
Emmanuel Macron va recevoir lundi le sultan d'Oman Haïtham ben Tariq pour la première visite en France du dirigeant du pays du Golfe riverain du détroit d'Ormuz, auprès duquel il plaidera pour la réouverture « libre et sans condition » de ce passage maritime stratégique.
« Les échanges permettront de réaffirmer l'importance du soutien à la désescalade régionale et aborderont la sécurisation des voies maritimes qui passe par un passage libre et sans condition dans le détroit d'Ormuz », a déclaré vendredi la présidence française dans un communiqué.
Malgré l'accord conclu mi-juin entre les Etats-Unis et l'Iran pour mettre fin à la guerre déclenchée fin février par des attaques américano-israéliennes, la question du détroit demeure un point de contentieux majeur : Téhéran réfléchit à l'imposition de « droits de redevance », qui n'existaient pas avant la guerre et auxquels Washington s'oppose.
Ce passage large d'une trentaine de kilomètres entre l'Iran et Oman, est ultra-stratégique : 20% du commerce mondial d'hydrocarbures y transitait avant la guerre. Et son blocage, durant le conflit, a eu un lourd impact sur toute l'économie mondiale.
La France et le Royaume-Uni ont rassemblé une coalition de pays non belligérants prêts à mener une mission maritime de sécurisation et déminage d'Ormuz maintenant que les armes se sont tues.
A l'issue du sommet du G7 d'Evian, en France, le président français avait affirmé qu'il s'agissait d'une « proposition » qui dépendait « des accords passés entre l'Iran, les Etats-Unis d'Amérique, avec l'accord aussi d'Oman ».
Or le président américain Donald Trump n'avait manifesté qu'un intérêt relatif en public pour cette mission. Les capacités de déminage en mer des pays de la coalition avaient toutefois attiré son attention durant le G7, selon un diplomate participant au sommet.
Emmanuel Macron et le sultan d'Oman s'entretiendront d'abord à la mi-journée au palais de l'Elysée, où des accords seront signés, puis s'exprimeront tous deux dans l'après-midi à l'ouverture d'un forum d'affaires dans un hôtel de la capitale française.
Cette visite « confirme la relation renforcée entre la France et le Sultanat d'Oman dans de nombreux domaines, notamment économique, scientifique, culturel ou encore industriel », estime l'Elysée.


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