Sihem Bensedrine, présidente de l’Instance vérité et dignité (IVD), lors d'un événement à Tunis, le 14 décembre 2018. Photo d'archives FETHI BELAID / AFP
La militante tunisienne des droits humains Sihem Bensedrine, l'une des opposantes les plus connues du pays, a annoncé vendredi à l'AFP avoir été condamnée à 25 ans de prison dans des affaires liées à la justice transitionnelle.
« Bien entendu, c'est une décision qui n'a rien à voir avec la justice. Elle a à voir avec un régime totalitaire qui veut éliminer l'héritage de l'IVD », a affirmé Mme Bensedrine, en référence à l'Instance vérité et dignité dont elle a été la présidente et qui a auditionné des milliers de victimes des ères Bourguiba (1957-1987) et Ben Ali (1987-2011).
La justice poursuivait notamment Mme Bensedrine, ancienne journaliste, pour des soupçons de falsification d'une partie du rapport final de cette instance, mise en place après la révolution de 2011.

