Le secrétaire d’État américain Marco Rubio s’adresse aux médias à son arrivée à l’aéroport exécutif d’Al-Bateen à Abou Dhabi, le 23 juin 2026, première étape d’une tournée dans les pays du Golfe destinée à témoigner de la solidarité de Washington envers des alliés clés durement touchés par la guerre au Moyen-Orient. Photo Eric Lee / POOL / AFP
Au troisième jour des pourparlers entre le Liban et Israël à Washington, qui devaient se poursuivre jeudi soir, le secrétaire d’État américain Marco Rubio a fait état de « progrès » dans les discussions et évoqué la possibilité d’un « engagement d’intention » entre les deux parties. « Je pense que nous sommes très près d’obtenir un engagement d’intention de la part des deux pays », a-t-il déclaré à des journalistes lors d’une visite à Bahreïn.
Depuis mardi, Beyrouth et Tel-Aviv discutent d’une proposition soutenue par les États-Unis prévoyant un transfert progressif de certaines « zones pilotes » actuellement occupées par l'armée israélienne vers l’armée libanaise. Ce dispositif est présenté comme une première étape susceptible d’ouvrir la voie à un rétablissement du contrôle libanais sur ces territoires. Les discussions portent également sur le maintien du cessez-le-feu au Liban, dans un contexte où ces négociations semblent en partie éclipsées par les efforts de l’Iran pour replacer le dossier libanais au centre de ses propres échanges avec les États-Unis.
Mercredi soir, l’ambassadeur américain au Liban, Michel Issa, avait estimé qu’un éventuel retrait israélien du Liban-Sud « finira par arriver, mais pas demain ». S’exprimant au micro de la chaîne al-Jadeed à l’issue de la deuxième journée de pourparlers à Washington, il avait décrit une atmosphère « bonne » et évoqué la perspective d’une « déclaration d’intention » entre les deux pays à la fin du cycle de discussions, prévu jeudi soir. « Je pense que tout va bien se finir », avait-il ajouté, évoquant « en principe » la « sélection des zones pilotes et la publication d’une déclaration d’intention ». L’ambassadeur avait toutefois reconnu l’existence d’un « blocage » entre les délégations libanaise et israélienne sur cette question durant les négociations.

