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Dernières Infos - Inflation

La hausse de l'indice libanais des prix à la consommation a nettement ralenti en mai

Sur cette période, les prix de l’essence ont augmenté de 7 à 8 % selon le niveau d’octane, tandis que le diesel a reculé de 5,7 % et le gaz de 15,11 %.

La hausse de l'indice libanais des prix à la consommation a nettement ralenti en mai

Des étalages et rayons dans un supermarché de la banlieue de Beyrouth, le 14 février 2026. Photo d’illustration : Philippe HAGE BOUTROS / L’Orient-Le Jour

Après deux mois de guerre entre Israël et le Hezbollah, marqués par des hausses mensuelles de 4,91 % et 3,04 %, l’indice des prix à la consommation a augmenté de seulement 0,49 % en mai, selon la dernière mise à jour de l’administration centrale des statistiques.

Même trajectoire en rythme annuel, avec +19,04 %, soit près d’un point de moins que les 20,02 % enregistrés en avril. Selon nos calculs, l’IPC a progressé en moyenne de 16,1 % sur les cinq premiers mois.

Au niveau du contexte, le conflit a été marqué par un cessez-le-feu adopté en avril entre le Liban et Israël, et qui a été prolongé depuis sans que cela ne mette fin aux bombardements israéliens au Liban-Sud et dans la Békaa — voire parfois dans la région de Beyrouth — ni aux ripostes du Hezbollah sur les zones occupées par l’armée israélienne au Liban-Sud et dans le nord d’Israël.

Sur cette période, les prix de l’essence ont augmenté de 7 à 8 % selon le niveau d’octane, tandis que le diesel a reculé de 5,7 % et le gaz de 15,11 %, sur fond d’apaisement relatif des cours des hydrocarbures lié à la trêve partielle conclue entre l’Iran et les États-Unis. Ces cours sont répercutés avec un léger décalage sur les tarifs réglementés par le ministère de l'Énergie et de l'Eau.

S’exprimant dans un communiqué relayé par l’Agence nationale d’iformation, le président du syndicat des importateurs de denrées alimentaires, Hani Bohsali, a déclaré que la baisse globale des prix de l’énergie se « répercutera inévitablement sur les prix des produits alimentaires au cours de la période à venir », tout en précisant que cela prendra « un certain temps ». Le WTI américain et le Brent s’échangeaient entre 75 et 80 dollars le baril lundi, loin des pics de 100 à 110 dollars atteints pendant la guerre déclenchée par Washington et Tel-Aviv contre Téhéran.

Les sous-indices de l’IPC qui ont le plus augmenté en rythme mensuel sont les transports (+4,04 % ; +37,82 % en un an), les loisirs (+3,01 % ; 48,40 %) et l’ameublement (+2,77 % ; +7,09 %). Plusieurs sous-indices ont aussi reculé, dont celui de la facture d’énergie des logements (-2,55 % ; +30,07 % en un an), l’alimentation (-0,96 % ; +17,86 %) et le tandem alcool et tabac (-0,63 % ; +8,56 %).

L'IPC a enfin augmenté de moins d'un point de » pourcentage en rythme mensuel dans toutes les mohafazats à l'exception de Nabatiyé (-0,03 %).

L'IPC mesure l'évolution des prix en livres libanaises dans un contexte de stabilité prolongé du taux de change, maintenu à 89 500 LL pour un dollar.

Après deux mois de guerre entre Israël et le Hezbollah, marqués par des hausses mensuelles de 4,91 % et 3,04 %, l’indice des prix à la consommation a augmenté de seulement 0,49 % en mai, selon la dernière mise à jour de l’administration centrale des statistiques.Même trajectoire en rythme annuel, avec +19,04 %, soit près d’un point de moins que les 20,02 % enregistrés en avril. Selon nos calculs, l’IPC a progressé en moyenne de 16,1 % sur les cinq premiers mois.Au niveau du contexte, le conflit a été marqué par un cessez-le-feu adopté en avril entre le Liban et Israël, et qui a été prolongé depuis sans que cela ne mette fin aux bombardements israéliens au Liban-Sud et dans la Békaa — voire parfois dans la région de Beyrouth — ni aux ripostes du Hezbollah sur les zones occupées par l’armée...