Cette photo diffusée par le bureau de presse du Premier ministre irakien montre le nouveau Premier ministre irakien, Ali al-Zaidi (à gauche), rencontrant l'envoyé spécial américain pour la Syrie et ambassadeur des États-Unis en Turquie, Tom Barrack, lors de sa visite à Bagdad le 16 juin 2026. Photo AFP
Le président américain Donald Trump « se réjouit d'accueillir » le nouveau Premier ministre irakien Ali Al-Zaidi à la Maison Blanche à la mi-juillet, ont annoncé mardi le gouvernement irakien et l'ambassade américaine à Bagdad dans un communiqué conjoint. Cette annonce intervient à l'occasion d'une visite de l'envoyé spécial américain pour la Syrie et l'Irak, Tom Barrack, qui a évoqué avec le dirigeant irakien la question du « désarmement » des groupes armés pro-iraniens.
Les États-Unis, qui conservent une forte influence sur la politique irakienne, font pression depuis des mois sur Bagdad pour que soient désarmées ces factions, qu'ils ont désignées comme organisations terroristes. Début mai, ils avaient assuré qu'ils reprendrait les transferts financiers en Irak et leur assistance en matière de sécurité lorsque des « mesures concrètes » seraient prises sur le sujet.
Des groupes armés ont mené des frappes contre des installations américaines en Irak après le début de la guerre au Moyen-Orient fin février, avant qu'une trêve n'entre en vigueur le 8 avril. Un protocole d'accord pour mettre fin à ce conflit a été annoncé lundi par l'Iran et les Etats-Unis. Entré en fonction mi-mai, Ali al-Zaidi a promis de faire en sorte que l'Etat ait le monopole des armes. Sa visite à Washington constituera son premier voyage officiel à l'étranger depuis son arrivée au pouvoir. L'Irak a longtemps été un terrain d'affrontement par procuration entre les Etats-Unis et l'Iran, les gouvernements successifs négociant un équilibre délicat entre ses deux partenaires, eux-mêmes ennemis.
Le dirigeant irakien a également réaffirmé auprès de Tom Barrack l'engagement son pays « à approfondir les relations commerciales et d'investissement » avec Washington. Après des conflits qui ont dévasté ses infrastructures, l'Irak cherche à attirer les investisseurs, en particulier dans le secteur énergétique.
Bagdad a décidé en février d'entamer des négociations avec le groupe américain Chevron pour développer les champs pétroliers de West Qurna 2 et de Nasiriyah. Le projet de construction d'un terminal d'importation de gaz naturel liquéfié (GNL) sur le port irakien de Khor Al-Zubair a également été discuté. Arrivé à Bagdad lundi pour sa première visite en Irak depuis sa nomination, Tom Barrack doit poursuivre sa visite dans la région du Kurdistan, au nord du pays. Il rencontrera des représentants du Parti démocratique du Kurdistan (PDK) et de l'Union patriotique du Kurdistan (UPK), ainsi que Mazloum Abdi, commandant des Forces démocratiques syriennes (FDS), ont indiqué deux responsables kurdes à l'AFP.
Depuis le début de la guerre, Trump a accusé à plusieurs reprises les Kurdes de s'être approprié des armes que Washington aurait selon lui tenté d'envoyer, à une date indéterminée, à des manifestants en Iran. Les responsables kurdes ont confirmé à l'AFP vouloir « soulever cette question » lors de la rencontre avec Tom Barrack, « car les Kurdes nient avoir reçu ces armes ».


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