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Négociations avec Israël : « Il est absolument inacceptable d’accuser le gouvernement de trahison », affirme Geagea


Négociations avec Israël : « Il est absolument inacceptable d’accuser le gouvernement de trahison », affirme Geagea

Le chef des Forces libanaises Samir Geagea. Photo distribuée par son service de communication

Le chef des Forces libanaises (FL), Samir Geagea, a affirmé mercredi que « l’autorité légale et légitime au Liban est celle du président de la République et du gouvernement », estimant « inacceptable » toute accusation de trahison visant l’exécutif dans le contexte des négociations en cours avec Israël, dont un arrêt risquerait, selon lui, d’aggraver la situation sécuritaire.

Dans un entretien à Radio Liban Libre, M. Geagea a rejeté les critiques visant les autorités libanaises à la suite des négociations engagées avec Israël. « Il est absolument inacceptable d’accuser de trahison le gouvernement, qui représente la majorité du peuple libanais », a-t-il déclaré, en mettant en garde contre une interruption du processus. « Si les négociations s’arrêtent, Israël poursuivra sa guerre de manière plus large, et le Hezbollah l’aidera dans cette guerre », a-t-il affirmé.

Évoquant le rôle de l’Iran dans la région, le leader des FL a remis en cause les récents discours présentant Téhéran comme un soutien décisif du Liban face à Israël. Il a rappelé notamment la guerre de 2024 et la mort du chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah dans une attaque israélienne, et relevé que « malgré toutes les frappes, l’Iran n’a pas réagi et n’a pas levé le petit doigt pour soutenir le parti ».

Samir Geagea a plaidé pour la poursuite de la voie diplomatique, estimant que la seule puissance capable de faire pression sur Israël reste les États-Unis. « Le seul capable d’arrêter Israël est l’Américain, qui a montré sa disposition à faire pression pour mettre fin à la guerre », a-t-il déclaré, en mentionnant également un soutien possible des pays arabes et européens.

Le dirigeant chrétien a enfin fait valoir que la « validité » du Hezbollah était « expirée » depuis plusieurs années, et souligné les pertes liées au conflit, estimant que « depuis le début de la guerre de soutien à l’Iran, les pertes humaines ont atteint environ quatre mille morts et onze mille blessés ». « Le Liban ne peut pas supporter économiquement ce coût », a-t-il dit.

Le 2 mars dernier, le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre en soutien à l’Iran, après des attaques menées par les États-Unis et Israël. Les frappes israéliennes ont depuis fait 3 666 morts, selon le dernier bilan des autorités libanaises. Israël occupe toujours une partie du sud du Liban, le long de la frontière, et a avancé plus en profondeur sur le territoire libanais comme jamais au cours des près de 30 dernières années depuis le début de ce nouveau conflit. Un accord de cessez-le-feu avait été conclu à l’issue du quatrième round de négociations entre le Liban et Israël à Washington, les 2 et 3 juin derniers. Le président de la Chambre, Nabih Berry, ainsi que son allié le Hezbollah, ont rejeté cet accord, le qualifiant « d’injuste ». Le parti chiite est fermement opposé au principe de négociations directes avec l’État hébreu, et a fustigé à plusieurs reprises le président de la République Joseph Aoun.

Mercredi également, le député du Parti socialiste progressiste (PSP) Akram Chehayeb a lui aussi affiché son soutien au président Joseph Aoun et aux négociations dans un message publié sur X. « Le général Joseph Aoun, président de la République, protecteur de la Constitution et commandant en chef des forces armées. Joseph Aoun est libanais par identité et appartenance. Que Dieu vous protège », a-t-il écrit.




Le chef des Forces libanaises (FL), Samir Geagea, a affirmé mercredi que « l’autorité légale et légitime au Liban est celle du président de la République et du gouvernement », estimant « inacceptable » toute accusation de trahison visant l’exécutif dans le contexte des négociations en cours avec Israël, dont un arrêt risquerait, selon lui, d’aggraver la situation sécuritaire.Dans un entretien à Radio Liban Libre, M. Geagea a rejeté les critiques visant les autorités libanaises à la suite des négociations engagées avec Israël. « Il est absolument inacceptable d’accuser de trahison le gouvernement, qui représente la majorité du peuple libanais », a-t-il déclaré, en mettant en garde contre une interruption du processus. « Si les négociations s’arrêtent, Israël poursuivra sa guerre de manière plus...